Charle Cournoyer, la découverte

Charle Cournoyer est conscient que les attentes à... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Charle Cournoyer est conscient que les attentes à son endroit ont changé depuis qu'il a remporté la médaille de bronze au 500 mètres à Sotchi.

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En 2011, Jonathan Guilmette s'est fait demander qui, dans son groupe au club Montréal-International, pourrait garnir les rangs de l'équipe canadienne de développement au centre national de l'aréna Maurice-Richard. En cette période où plusieurs patineurs partaient à la retraite, l'idée était de dénicher un jeune athlète capable de suivre le rythme et même de pousser les plus vieux à l'entraînement. Un nom lui est venu en tête: Charle Cournoyer.

Après une médaille de bronze olympique trois ans plus tard, ce choix paraît prescient. Mais à l'époque, il n'avait pas fait l'unanimité. À Montréal-International, sorte d'antichambre de l'équipe canadienne, Cournoyer n'était pas le patineur le mieux classé sur la scène nationale. Il n'avait jamais non plus été sélectionné pour les Mondiaux juniors. Mais aux yeux de Guilmette, entraîneur à Montréal-Inter, le jeune Bouchervillois avait le coffre et le sérieux pour se joindre au groupe d'élite.

«Ça avait fait un peu de chicane, mais à l'entraînement, c'est lui qui dominait tout le temps, raconte Guilmette. En compétition, ça lui a pris un peu plus de temps pour se développer au point de vue tactique et dans la prise de décision. Cette année, il a fait un gros pas en ce sens.»

Sa prestation aux sélections olympiques, l'été dernier, en est le meilleur exemple. Cournoyer s'est imposé devant plusieurs vétérans pour prendre le deuxième rang au classement cumulatif, derrière Charles Hamelin, dominant comme jamais. «C'était le seul qui était capable de talonner Charles et qui avait la possibilité de le battre, se rappelle Guilmette, triple médaillé olympique. Il le talonnait. Des fois, il se gardait une petite gêne, je pense, pour assurer sa deuxième place, vu que ça ne donnait rien de gagner les sélections non plus.»

À 22 ans, Cournoyer est heureux de pouvoir compter sur le retour d'Hamelin pour les quatre prochaines années. «Ça me laisse du temps pour le battre!», lance-t-il à la blague, avant d'ajouter: «On s'est beaucoup poussés à l'entraînement cette année. Un gars comme lui va beaucoup m'aider à m'améliorer.»

Depuis sa médaille de bronze au 500 m, Cournoyer est conscient que les attentes ont changé. «Je pense que ça va être un bon test pour moi en fin de semaine», constate-t-il à propos des Championnats du monde de Montréal, où il sera l'un des trois représentants canadiens dans les épreuves individuelles. «Il y a beaucoup de nouvelles choses pour moi: une certaine pression extérieure, la première fois que je patine chez nous au niveau international, une foule de mon côté... Plein d'affaires que je devrai contrôler, mais je vois ça comme une belle expérience. J'ai super hâte de vivre ça.»

Cournoyer compte appliquer la même recette qu'aux JO, soit simplement d'aborder une étape à la fois. «Juste courir comme je l'aime...»




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