Le drapeau olympique de retour à Tokyo après un demi-siècle

La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, brandit le drapeau... (Photo Kazuhiro Nogi, AFP)

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La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, brandit le drapeau olympique à son arrivée à l'aéroport international Haneda de Tokyo, mercredi.

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Agence France-Presse
Tokyo

Après avoir fait ses adieux à Rio, le drapeau olympique est arrivé mercredi à Tokyo, ville hôte des prochains jeux d'été en 2020, avec l'espoir de réitérer le succès de 1964.

L'étendard frappé de cinq anneaux avait été remis par le maire de Rio, Eduardo Paes, à Yuriko Koike, gouverneure de Tokyo, lors de la cérémonie de clôture des JO de 2016 dimanche soir, tandis que le premier ministre japonais Shinzo Abe apparaissait grimé en Super Mario pour vanter l'influence de l'archipel dans le monde.

«Il paraît lourd (le drapeau), mais il ne l'est pas tant que ça. En revanche, je ressens tout le poids de la responsabilité qu'il implique», a commenté à sa descente d'avion Mme Koike, élue fin juillet à la tête de l'immense capitale de 13,6 millions d'habitants, après la démission de son prédécesseur Yoichi Masuzoe, pris dans un scandale financier.

«Je suis ravie de ramener le drapeau plus de 50 ans après les JO de 1964», a-t-elle ajouté, promettant des jeux «merveilleux».

Il partira bientôt en tournée à travers le pays, notamment dans la région du nord-est dévastée en mars 2011 par un terrible tsunami, dans le but de soutenir les efforts de reconstruction, précisait mercredi la presse nippone.

Les Japonais ont en tête le souvenir des Jeux organisés il y a un demi-siècle dans la capitale japonaise, qui avaient marqué le retour de l'archipel dans le concert des nations et soutenu sa reconstruction après la défaite de 1945. Cette fois, nombre d'entre eux y voient l'occasion d'apporter jeunesse et vigueur à un pays sur le déclin, tant démographique qu'économique.

Des jeux «sûrs»

À quatre ans de l'échéance cependant, une explosion des coûts est redoutée. Les médias japonais évoquent un possible doublement voire même triplement par rapport à un montant initial de 730 milliards de yens (9,4 milliards de dollars CAN au cours actuel).

Les préparatifs ont pour l'heure été chaotiques. Le stade olympique n'est pas encore sorti de terre, après l'abandon du projet initial jugé trop onéreux. Parmi les autres déboires, les organisateurs ont dû changer de logo, le styliste choisi ayant un passif de plagiats sur des créations antérieures.

La victoire de Tokyo, face à Madrid et Istanbul en septembre 2013, est en outre entachée de soupçons de versements de pots-de-vin sur lesquels enquête la justice française.

Les JO, qui se veulent une vitrine technologique et écologique, se tiendront du 24 juillet au 9 août 2020, avec cinq nouveaux sports au programme, pour un total de 33 disciplines: l'escalade, le karaté, le skateboard, le surf et le baseball/softball.

Au tableau des médailles, le Japon vise la troisième place à Tokyo, alors qu'il a terminé à Rio au sixième rang avec 41 médailles dont 12 d'or, dépassant son précédent record de Londres en 2012. «J'espère que nous renouerons à Tokyo avec l'inspiration qui nous a mus à Rio», a lancé la lutteuse Saori Yoshida, capitaine de la délégation japonaise au Brésil.

Tokyo a promis des jeux «sûrs» et paisibles, par contraste après un épisode brésilien émaillé de diverses polémiques, mais certains s'inquiètent des températures très élevées qui règnent l'été sur la capitale - 30 à 35 degrés à l'ombre, avec une humidité supérieure à 80%. Plane aussi sur l'événement l'angoisse d'un méga-séisme, même si le Japon est extrêmement bien préparé aux tremblements de terre.

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