Dopage: 45 nouveaux contrôles positifs aux JO de Pékin et Londres

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En ce qui concerne les 15 cas positifs de Londres, ils représentaient neuf pays dans deux sports différents.

photo Kirsty Wigglesworth, archives AP

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Françoise CHAPTAL
Agence France-Presse
PARIS

Les analyses rétroactives sur un deuxième lot d'échantillons datant des Jeux de Pékin-2008 et Londres-2012 ont révélé 45 nouveaux cas positifs, qui viennent s'ajouter aux 53 déjà révélés par le Comité international olympique (CIO) en mai.

Le CIO n'a pas indiqué l'identité des athlètes concernés mais seulement précisé que « tous les athlètes, dont il est établi qu'ils ont enfreint les règles antidopage, seront exclus des compétitions des Jeux de Rio ».

L'instance olympique a ajouté que les sportifs concernés, leur comité olympique respectif et leurs fédérations internationales étaient « actuellement informés », « après quoi les procédures à l'encontre des athlètes pourront commencer ».

Le CIO, commanditaire de ces contrôles rétrospectifs réalisés par le laboratoire antidopage de Lausanne, a actualisé ses comptes vendredi, tout en annonçant une troisième et une quatrième série d'analyses sur les deux derniers JO d'été, qui seront pratiquées pendant et après ceux de Rio.

Au total, ce sont donc 1243 échantillons de Pékin et Londres que le CIO a déjà fait vérifier. Quatre-vingt-dix-huit se sont révélés positifs, dont 53 lors de la première vague (30 à Pékin et 23 à Londres) et 45 aujourd'hui (30 et 15).

Un taux de positivité rare (près de 8 %) dû à deux facteurs : d'abord le ciblage des individus susceptibles d'avoir triché, et donc l'analyse prioritaire de leurs échantillons, ensuite les progrès faits depuis dix ans dans la détection de quasiment toutes les substances, essentiellement les stéroïdes, pour lesquels les tests sont de plus en plus sensibles.

C'est ainsi que le stanozolol, produit incriminé dans le cas de dopage de Ben Johnson en 1988 aux Jeux de Séoul, et que nombre de scientifiques pensaient obsolète, a vu sa fenêtre de détection passer de 48 heures à 14 jours. Ce qui a permis d'en détecter plusieurs cas dans la première série d'analyses rétroactives.

Casse-tête en perspective

Dans l'attente de noms, on sait déjà que sur les 30 nouveaux cas positifs relevés pour 2008, 23 concernent des médaillés de quatre sports, représentant huit pays. Les 15 de Londres sont issus de neuf pays et deux sports.

La vague de réanalyses en cours a débuté dès la fin août 2015, dans la foulée des premières révélations sur le système de dopage généralisé en Russie. La prescription en matière de dopage est de huit ans, soit deux olympiades, il ne reste donc que quelques semaines pour réanalyser les échantillons de Pékin (8-24 août 2008).

« Ces nouvelles analyses témoignent une fois encore de la volonté du CIO de lutter contre le dopage », a déclaré le président de l'institution Thomas Bach.

Elle s'est faite, d'après le CIO, « selon un processus de collecte d'informations auquel ont participé l'Agence mondiale antidopage et les fédérations internationales (...) afin de permettre à tous les athlètes intègres de concourir sur un pied d'égalité aux Jeux olympiques de Rio ».

Au lendemain de la décision du TAS privant les athlètes russes de Rio, et à deux jours de la prise de parole du CIO sur les sanctions potentielles envers l'ensemble de la délégation russe, la nouvelle annonce de l'institution olympique promet de nombreux casse-tête pour les fédérations internationales, qui vont devoir opérer un ménage rapide pour épurer les compétitions brésiliennes.

À 15 jours des jeux, le compte à rebours est engagé.

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