L'Agence mondiale antidopage suspend le laboratoire de Rio

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Associated Press
MONTRÉAL

À quelques semaines seulement des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, le seul laboratoire agréé sur place ne peut plus mener de tests antidopage.

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé vendredi la suspension de ce laboratoire en raison de sa non-conformité avec les standards internationaux.

Cette suspension est gênante pour le Brésil et Rio de Janeiro, qui accueilleront les JO du 5 au 21 août, après des mois de tourmente politique et ses autorités municipales, provinciales et fédérales plongées dans une crise financière.

Les failles du laboratoire de Rio, Ladetec, avaient déjà été mises à jour. L'AMA avait suspendu son attestation officielle en 2012, à la suite d'un résultat positif erroné, avant que son statut ne soit révoqué en 2013.

Rio risque donc de ne pas avoir de laboratoire agréé sur son territoire pendant les JO deux ans après qu'il eut été fermé pendant la Coupe du monde de football de 2014.

L'AMA n'a pas précisé la nature des problèmes rencontrés cette fois par le laboratoire.

«La suspension, qui a été imposée en date de mercredi quand le laboratoire de Rio en a été informé, interdit au laboratoire de mener quelque test que ce soit sur les échantillons d'urine et de sang», a indiqué l'AMA par communiqué.

Les échantillons collectés auprès des athlètes pendant les prochains Olympiques d'été seront ainsi transportés dans un laboratoire situé dans un autre pays afin d'y être testés.

«Cela nous assurera qu'il n'y a pas de lacune dans les procédures et que l'intégrité des échantillons est maintenue», a expliqué le prochain directeur général de l'AMA, Olivier Niggli.

Il a ajouté que l'agence «travaillera de concert avec le laboratoire afin de l'aider à régler le problème».

Le laboratoire peut en appeler de cette suspension auprès du Tribunal arbitral du sport. Il a 21 jours pour ce faire.

La FIFA avait trouvé une solution au cours du Mondial 2014, mais cela lui avait coûté des centaines de milliers de dollars. Les échantillons avaient alors été transportés par avion jusqu'en Suisse, où ils avaient été testés dans un laboratoire agréé de Lausanne. Aucun de ces échantillons n'avait été testé après la limite permise de 36 heures suivant sa collecte.

Si le laboratoire de Rio de Janeiro ne récupère pas son attestation officielle dans les six prochaines semaines, les autres laboratoires agréés par l'AMA se trouvent à Los Angeles, Salt Lake City, Bogota en Colombie, La Havane et Mexico.

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