Jeux d'hiver de 2026: la relation Labeaume-Coderre s'embrouille

Une possible candidature pour les Jeux olympiques d'hiver... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Une possible candidature pour les Jeux olympiques d'hiver était l'un des arguments évoqués par la Ville de Québec pour la construction du Centre Vidéotron.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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L'éternelle rivalité entre Montréal et Québec a pris un tournant olympique, hier. Le maire Régis Labeaume a qualifié de « cheap » une déclaration de son collègue Denis Coderre sur le projet d'attirer les Jeux dans la capitale.

Le maire de Montréal a mis le feu aux poudres, hier matin, en commentant la décision du Comité olympique américain de ne pas soutenir une candidature conjointe avec Québec. Denis Coderre a révélé qu'il a été pressenti par des décideurs américains pour présenter une candidature commune, mais qu'il a refusé. 

« Ils sont tous venus me voir pour me dire que ce serait intéressant d'avoir notre expertise. Mais je suis dans un autre domaine. Comme vous le savez, il y a la question du baseball éventuellement... Et je privilégie avoir des événements internationaux, mais pas nécessairement les Olympiques. Ça coûte cher », a glissé Denis Coderre, citant les coûts astronomiques des Jeux de Sotchi.

Cette sortie n'a manifestement pas plu au maire de Québec. « Méchante fausse balle. J'ai dit à Denis que je trouvais cela cheap, que ça ne se faisait pas. Quand Montréal a des projets, je tente de les appuyer », a dénoncé publiquement Régis Labeaume.

Les deux hommes sont pourtant fréquemment sur la même longueur d'onde. Ils ont fait équipe pour réclamer de nouveaux pouvoirs au gouvernement provincial et pour obtenir une loi sur les régimes de retraite des employés municipaux. La déclaration sur les Jeux olympiques pourrait toutefois venir brouiller cette bonne entente, a prévenu Régis Labeaume.

«C'est le genre de propos qui peuvent briser une relation.»

Régis Labeaume,
maire de Québec

Le maire de Québec s'est même permis de servir un avertissement à son homologue de Montréal. « J'ai demandé à Denis de faire attention parce que ça se pourrait qu'on commence à trouver qu'il y a des choses à Montréal qui coûtent cher. Ce n'est pas parce qu'il y a eu un désastre aux Olympiques de Montréal que ça peut être un désastre partout. Peut-être qu'ailleurs, on est capables de faire mieux. Comme à Québec, par exemple. »

Évoquant la facture pour rénover le Stade olympique, dont la toiture est à refaire, Régis Labeaume a d'ailleurs lancé qu'« on va réfléchir si c'est bon, 300 millions ».

LE MONT TREMBLANT

Avant même la réaction ulcérée de Régis Labeaume, Denis Coderre avait pourtant pris soin de dire qu'il appuyait le projet de la Ville de Québec d'attirer les Jeux olympiques. « Que Régis veuille avoir les Olympiques, c'est une bonne chose. Il le mérite. »

Un autre élément de la déclaration du maire de Montréal a toutefois piqué au vif Régis Labeaume : le mont Tremblant. Alors que la candidature olympique de Québec a toujours été affaiblie par l'absence d'une montagne pouvant accueillir les principales compétitions de ski, Denis Coderre a affirmé hier que Montréal n'aurait pas ce problème en raison de la présence de ce sommet dans les Laurentides. « On pourrait s'organiser avec le mont Tremblant. On me dit que ça pourrait être possible. »

Le maire de Québec a émis de sérieux doutes, sa Ville ayant maintes fois sillonné les pentes de la province pour trouver un endroit où tenir les descentes de ski. « Si le mont Tremblant [répondait aux critères olympiques], ça se saurait. »

Sur les réseaux sociaux, Denis Coderre a affirmé en fin de journée s'être expliqué avec Régis Labeaume et lui avoir réitéré son appui.

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