JO de 2026: «Ce n'est pas une surprise», dit Labeaume

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Épreuve de ski de fond lors des Jeux de Sotchi, en février 2014.

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La Presse Canadienne
Québec

La ville de Québec devra se trouver une ville partenaire canadienne si elle tient à présenter des Jeux olympiques d'hiver en 2026, car une candidature conjointe avec Lake Placid n'est pas envisageable à court terme.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est dit peu surpris, mardi, de la fin de non-recevoir émise par le Comité olympique des États-Unis (USOC), dont l'assentiment est requis pour une éventuelle candidature américaine.

Le porte-parole du Comité américain, Patrick Sandusky, a confirmé que l'organisme était entièrement consacré à la candidature de Los Angeles pour l'obtention des Jeux olympiques d'été de 2024. Outre la métropole californienne, Paris, Rome et Budapest sont en lice pour ces Jeux, qui seront octroyés en septembre 2017.

«Ce n'est pas une surprise Lake Placid. (...) Il faut comprendre le comité olympique américain; eux, leur compétiteur, c'est Paris actuellement», a déclaré le maire Labeaume, mardi, en point de presse.

«Ils peuvent croire que ça diminue leurs chances d'obtenir les Jeux en 2024 si les États-Unis sont impliqués avec une autre ville dans des olympiques de 2026», a fait valoir M. Labeaume.

Le maire, qui a rencontré le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, la semaine dernière à Lausanne en Suisse, croit de plus que le Comité olympique canadien (COC) et le gouvernement fédéral seraient plutôt mal à l'aise avec un jumelage américain.

«Les signaux que j'ai eus jusqu'à maintenant du Canada, c'est qu'ils vont préférer d'emblée une deuxième ville canadienne parce que si le gouvernement fédéral avait à investir dans des Jeux - et ce serait le cas - il se verrait mal, probablement, privilégier une ville américaine au détriment d'une ville canadienne comme Whistler ou Calgary», a dit M. Labeaume.

La ville de Québec ne veut pas présenter une candidature en solo car il lui faudrait alors investir des sommes importantes pour les infrastructures nécessaires aux compétitions de bobsleigh, de luge, de skeleton et de saut à skis, infrastructures qui sont disponibles tant dans l'Ouest canadien qu'à Lake Placid dans l'État de New York.

En contrepartie, le maire se dit convaincu qu'avec les nouvelles dispositions du cahier de charge olympique, Québec pourrait recevoir les épreuves de ski alpin, incluant la descente, malgré l'absence de montagne avec un dénivelé assez important pour répondre aux standards olympiques dans la région de Québec.

«Le ski, depuis que je suis revenu, j'ai vraiment le sentiment que la solution pour la montagne va se trouver si c'est le cas. On l'a la solution technologique. C'est une solution démontable. Si vous lisez l'agenda 2020, ils disent que maintenant ils acceptent des solutions démontables», a affirmé le maire.

Régis Labeaume ne croit cependant pas que la porte soit entièrement fermée sur l'hypothèse de Lake Placid et estime que le refus exprimé repose entièrement sur la candidature de Los Angeles et qu'il serait possible de revenir à la charge après l'octroi de ces Jeux qui, croit-il, iront à Paris et non à Los Angeles.

«Dans ma tête, ça va se jouer entre Paris et Los Angeles et Paris est difficilement contournable quant à moi. (...) Ils ne veulent pas de bruit sur la ligne jusqu'en 2017. Après ça on verra. Je vais parler au maire de Lake Placid», a promis le maire Labeaume.

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