Du repos après les Jeux pour les athlètes olympiques

Les plongeuses Roseline Filion et Meaghan Benfeito, médaillées... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

Agrandir

Les plongeuses Roseline Filion et Meaghan Benfeito, médaillées de bronze aux Jeux olympiques de Londres, ont été invitées, hier soir, au 27e Gala du sport universitaire québécois.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Partager

Un rendez-vous olympique constitue un événement marquant dans la carrière de n'importe quel athlète. Une médaille peut le propulser dans une autre dimension populaire alors qu'une performance décevante peut causer de vilaines cicatrices. Dans les deux cas, l'important est de bien gérer l'après-Jeux olympiques.

Lors de la quinzaine londonienne, les yeux se sont, par exemple, braqués sur les plongeuses Roseline Filion et Meaghan Benfeito qui ont remporté la médaille de bronze à la tour de 10 mètres.

Comment ont-elle vécu les mois qui ont suivi cet accomplissement? Avec du recul. «Nous avons pris trois mois de vacances de plongeon, a expliqué Filion. Après les trois dernières années que nous avons eues, cela a vraiment fait du bien d'avoir un petit congé qui remet tout en perspective.»

L'image des jeunes femmes, médaille au cou, enlaçant leurs parents, représente l'un des moments forts des Olympiades de la délégation canadienne. Elles ont d'ailleurs pu prendre la pleine mesure de leur exploit, à leur retour à Montréal. «Ma mère s'est fait reconnaître au centre commercial et j'étais juste à côté d'elle, rigole Filion. Ils l'ont reconnue, elle, et pas moi cette fois.»

«Après les Jeux, nous sommes allées aux glissades d'eau, puis à La Ronde, où nous nous sommes quand même fait beaucoup reconnaître, ajoute Benfeito. Je ne suis pas toujours à l'aise avec ça, mais c'est drôle.»

Le jeune et dynamique duo promet que cette médaille n'est que le début de leurs aventures sportives. Les championnats canadiens se profilent déjà, au mois de mars prochain.

Continuer ou pas?

Pour d'autres olympiennes, par contre, Londres a constitué le dernier chapitre de leur carrière. Malgré ses 24 ans, Élise Marcotte avait décidé, depuis un certain temps déjà, de sortir définitivement des bassins de nage synchronisée en 2012 ou en 2013. Elle a finalement arrêté sa décision: «Nous avons bien fait [septième en ballet et quatrième en duo] et je trouvais que c'était une bonne façon de finir ma carrière.»

Entrée au Centre d'excellence en 2006, Marcotte, qui entamera sa maîtrise en marketing en janvier, peut ainsi mener une vie normale après avoir passé six ans à s'entraîner près de 50 heures par semaine. Elle s'est d'ailleurs gâtée lors des derniers mois. «J'ai vraiment profité de mon été. J'ai fait du golf, du tennis, du surf; tout ce que je ne pouvais pas faire auparavant par manque d'énergie ou de temps.

«J'ai encore l'impression d'être en vacances. Pour l'instant, c'est agréable et je me repose de toutes ces années d'entraînement», dit-elle.

Âgée de 33 ans, Martine Dugrenier ne sait pas encore si elle poursuivra sa carrière dans la lutte. Cinquième de la catégorie des 63 kg, comme en 2008, elle attend de subir une chirurgie en décembre avant de prendre une décision. Néanmoins, ses deux séjours en terre olympique resteront de bons souvenirs.

«Aller aux Jeux est quelque chose de magnifique. En tant qu'athlète, on a toujours des attentes un peu plus élevées, mais l'important est de revenir avec ce sentiment d'avoir donné le maximum.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:2500684:box

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer