Antidopage: Contador et la fronde britannique ont coûté cher à l'AMA

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L'affaire du contrôle positif du coureur espagnol Alberto Contador a coûté 400 000 dollars à l'Agence mondiale antidopage.

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Agence France-Presse
Montréal

L'affaire Contador et la fronde du Comité olympique britannique (BOA) ont pesé sur les finances de l'Agence mondiale antidopage qui a essuyé une perte l'an dernier, ont indiqué vendredi ses responsables lors de la réunion de son conseil de fondation à Montréal.

En 2011, l'AMA s'attendait à une perte de 2,3 millions de dollars (1,8 million d'euros), prévue dans son budget, mais a finalement réussi à la réduire à 476 000 (372 000 euros), grâce à des recettes inattendues d'un million de dollars (782 000 euros) et près de 900 000 (704 000 euros) d'économies.

L'affaire du contrôle positif du coureur espagnol Alberto Contador lui a coûté 400 000 dollars (312 000 euros). L'AMA, ainsi que l'Union cycliste internationale (UCI), avaient porté l'affaire en appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui leur a donné raison en condamnant en février le coureur à deux ans de suspension pour dopage et le privant de sa victoire dans le Tour de France 2010.

L'AMA a dû débourser 200 000 dollars (156 000 euros) pour obtenir aussi raison dans son bras de fer avec le Comité olympique britannique. En novembre, l'AMA avait placé le BOA dans la liste des organisations ne respectant pas le code mondial antidopage parce qu'il refusait que des athlètes ayant purgé une suspension pour dopage puissent faire partie de l'équipe olympique. Furieux, les Britanniques avaient saisi le TAS, qui a confirmé fin avril la décision de l'AMA.

Le président de l'AMA John Fahey a indiqué vendredi avoir reçu la veille une lettre du BOA annonçant qu'il allait appliquer cette décision et modifier son règlement en conséquence.

«Je suis contenant que tout cela soit derrière nous», a dit M. Fahey, ajoutant qu'il avait toujours été convaincu que le TAS prendrait une décision en faveur de l'AMA. «Malheureusement nous n'avons pu y parvenir sans passer par le tribunal», a-t-il regretté, mais «c'est le droit de chaque membre de le demander».

Il n'a pas voulu dire s'il comptait demander aux membres de l'AMA - moitié organismes d'État et moitié organisations sportives - d'accroître leur contribution dans le prochain budget.

Mais selon le membre d'une délégation européenne qui a requis l'anonymat, le projet de budget prévoit une augmentation des contributions de 5 %.

Ce projet suscite peu d'enthousiasme au sein de l'Union européenne qui compte présenter lors de la prochaine réunion en septembre à Londres une contre-proposition consistant à laisser le budget inchangé, selon la même source.

M. Fahey a souligné devant le conseil de fondation que l'AMA évoluait avec son temps et qu'elle faisait des économies en abandonnant progressivement la diffusion de ses documents de travail sur papier au bénéfice des tablettes.

Enfin, le président s'est félicité de l'adhésion de plusieurs pays et organisations à ADAMS (système d'administration et de gestion antidopage), le serveur informatique qui permet notamment de collecter les informations nécessaires à la localisation des athlètes en vue des contrôles inopinés.

Mais il a déploré que cinq pays européens, qu'il a refusé de citer nommément, ne l'aient pas encore adopté, restant attachés à leurs propres systèmes informatiques qui, moins performants, ont empêché de fournir aux organisateurs des JO de Londres des renseignements dont ils avaient besoin.

«Des voix se lèvent», a observé l'ancien ministre australien, pour demander que le système ADAMS devienne obligatoire, tout en soulignant que l'AMA n'avait pas vocation à dire à ses membres de l'adopter.

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