Les Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal songent à s'étendre

Les GPCQM, qui en sont à leur septième... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Les GPCQM, qui en sont à leur septième année d'existence, sont les seules manches de la série UCI World Tour à se dérouler en Amérique du Nord. Arsenault aimerait bien qu'une autre étape y soit greffée, mais de nombreuses choses doivent être faites avant que le projet ne se concrétise.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le président des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM), Serge Arsenault, estime que ces épreuves sont maintenant bien ancrées dans le paysage sportif québécois, et en conséquence il n'a pas caché qu'il avait des plans d'expansion en tête.

Rencontré dans le lobby d'un hôtel montréalais samedi matin, Arsenault s'est brièvement ouvert sur ses projets d'avenir. Sans entrer dans les détails, il a laissé entendre qu'il rêvait d'une troisième étape nord-américaine, possiblement au sud de la frontière.

«C'est dans nos plans depuis le tout début en 2010, a-t-il d'abord rappelé. Il faut de la patience, et s'assurer que les coureurs aiment ces courses-là. C'est maintenant chose faite, donc là nous sommes prêts à passer à une autre étape.»

Avant de procéder, Arsenault devait toutefois s'assurer que les fondations des GPCQM soient solides. Après le succès remporté aux guichets vendredi à Québec, l'homme de 64 ans croit qu'il en sera de même à Montréal - à condition que Dame Nature collabore.

«À Québec, c'était exceptionnel, a-t-il mentionné. À 30 minutes du départ, c'était bondé. Nous sommes condamnés à avoir une course sur semaine, et malgré cela nous avons obtenu une réponse extraordinaire.

«(Les épreuves) de Montréal et Québec sont maintenant considérées comme étant des monuments dans le monde du cyclisme, et chaque coureur aimerait bien pouvoir dire qu'il a triomphé à Montréal une fois dans sa vie», a-t-il assuré.

Les GPCQM, qui en sont à leur septième année d'existence, sont les seules manches de la série UCI World Tour à se dérouler en Amérique du Nord. Arsenault aimerait bien qu'une autre étape y soit greffée, mais de nombreuses choses doivent être faites avant que le projet ne se concrétise.

Il y a tout d'abord la problématique des dates de présentation des étapes québécoise et montréalaise. Celles-ci ne peuvent être reculées ni repoussées, afin de ne pas entrer en conflit avec l'horaire des cyclistes qui prévoient participer aux Championnats du monde de cyclisme sur route - qui se dérouleront cette année du 9 au 16 octobre à Doha, au Qatar.

«Notre calendrier est déjà surchargé, et la problématique si nous décidons d'établir nos deux courses pendant la fin de semaine de la fête du Travail, c'est que nous nous éloignons d'une semaine des Championnats du monde de cyclisme, a expliqué le patron des GPCQM. Il y a toute une stratégie derrière ces dates, et ce qu'il faut savoir c'est que de nombreux coureurs ici sont des prétendants au titre de champion du monde.»

De plus, si jamais cette troisième étape voit le jour, Arsenault a indiqué qu'il serait inconcevable qu'elle soit séparée des deux autres à cause, notamment, du transport éreintant entre l'Europe et l'Amérique du Nord.

«Si nous voulons une course aux États-Unis, il faut savoir que la fête du Travail tombe la même journée aux États-Unis et au Canada, a-t-il dit. Nous pourrions donc avoir une course aux États-Unis le lundi, suivie de l'arrivée des coureurs à Québec le mardi - comme c'est le cas actuellement - et une course le dimanche à Montréal.»

Arsenault a d'ailleurs confié être en discussions avec de nombreuses villes de la côte Est américaine, mais comme dans toutes négociations, l'aspect financier demeure le nerf de la guerre.

«Nous n'avons pas d'échéanciers, mais nous voulons que ce soit le plus tôt possible. Il faut s'entendre avec les villes, s'assurer d'avoir les infrastructures. L'UCI, c'est leur rêve. Mais il faut que les villes veuillent participer, parce que c'est une logistique qui est très lourde. Vous savez, c'est un peu comme la Formule 1 sur deux roues - ça implique plusieurs millions de dollars.»

Entre-temps, les 168 coureurs divisés en 21 équipes pnt profité d'une journée de repos samedi avant de compléter leur fin de semaine en Amérique du Nord en s'attaquant au parcours de Montréal dimanche.

Sagan et Boivin en pèlerinage au Centre Bell

Pour le Slovaque Peter Sagan, il était inconcevable qu'il fasse escale à Montréal dimanche sans s'arrêter pour un pèlerinage à La Mecque du hockey, le Centre Bell.

Sagan, qui a remporté le Grand Prix cycliste de Québec (GPCQ) vendredi, est un grand amateur de hockey et il a indiqué qu'il prévoyait assister au match préparatoire de la Coupe du monde de hockey entre Équipe Europe et Équipe Amérique du Nord, dimanche soir.

Sagan était si impatient d'organiser sa soirée qu'il l'a fait en pleine conférence de presse d'après-course vendredi. Tandis que le Belge Greg Van Avermaet - le médaillé d'or aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro - répondait aux questions des journalistes sur sa deuxième place, Sagan discutait avec Guillaume Boivin derrière son dos.

Les deux hommes se connaissent depuis plusieurs années déjà. Ils ont fait partie de l'équipe Cannondale en 2013 et 2014, à l'époque où Boivin agissait à titre de rouleur pour protéger l'étoile montante de la discipline.

Lorsque Boivin a été interrogé sur la teneur de la discussion entre lui et Sagan, le Montréalais de 27 ans a tout simplement répondu «nous planifions d'assister à la Coupe du monde de hockey à Montréal».

Ce n'est pas la première fois que le champion du monde de cyclisme sur route assistera à un match de hockey au Centre Bell. Sagan et Boivin s'étaient retrouvés dans les gradins pour un match préparatoire entre les Bruins de Boston et le Canadien il y a quatre ans.

«Ce sera un match spécial pour moi, parce qu'il y a six Slovaques au sein d'Équipe Europe, a souligné l'homme à la longue tignasse châtaine. Je suis très heureux d'y aller avec (Guillaume). J'avais eu beaucoup de plaisir à m'y rendre il y a quatre ans. J'ai vraiment hâte.»

Quant à savoir si Sagan s'immergera complètement dans la culture montréalaise en dégustant un sandwich à la viande fumée ou encore un fameux bagel, le principal intéressé a paru hésitant.

«Je ne sais pas, peut-être que nous aurons le temps demain soir. Je dois en parler à Guillaume, a-t-il évoqué, le sourire aux lèvres. Mais nous, les cyclistes, suivons des diètes riches en calories.»

Dimanche, Sagan tentera de balayer les honneurs des deux seules épreuves nord-américaines de l'UCI World Tour - un exploit qui n'a été accompli que par l'Australien Simon Gerrans en 2014. Même si Sagan avait enlevé les honneurs du volet montréalais de la course en 2013, le président des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal, Serge Arsenault, a admis qu'il ne miserait pas toutes ses économies sur lui.

«Peter pourrait exploser et remporter l'épreuve de dimanche, mais si j'étais quelqu'un chez Loto-Québec, je me dépêcherais à prendre des paris parce qu'il y a beaucoup de profondeur dans ce peloton, a-t-il confié. Il (Sagan) a prétendu pendant toute la semaine qu'il n'était pas en forme, et on a vu ce que ç'a donné. Ceci étant dit, je pense qu'il sera surveillé de très, très près demain.»

 - Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse canadienne

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