Dopage: l'UCI demande le retrait de la licence d'Astana

Si sa licence lui était retirée, l'équipe Astana... (Photo Jeff Pachoud, archives AFP)

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Si sa licence lui était retirée, l'équipe Astana ne pourrait pas prendre part aux grandes épreuves cyclistes, dont le Tour de France.

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Agence France-Presse
Lausanne, Suisse

L'Union cycliste internationale (UCI) a demandé le retrait de la licence de l'équipe Astana, emmenée par le vainqueur du dernier Tour de France, l'Italien Vincenzo Nibali, en raison des divers cas de dopage qui l'ont touchée, a annoncé l'UCI vendredi.

Si sa licence lui était retirée, Astana ne pourrait pas prendre part aux grandes épreuves cyclistes, dont la Grande Boucle. La décision sera prise par la commission des licences de l'UCI, que l'UCI a saisie après l'examen d'un audit sur Astana.

Début décembre, Astana, dirigée par le champion olympique 2012, le Kazakh Alexandre Vinokourov, avait reçu sa licence WorldTour de l'UCI, mais seulement sous conditions.

La formation kazakhe devait d'abord se soumettre à un audit de l'Institut des sciences du sport de Lausanne (Suisse), chargé de vérifier la responsabilité de l'encadrement de l'équipe dans les récents cas de dopage qui l'ont concernée, et aussi observer un strict respect du cahier des charges relatif notamment à la préparation et à la charge de travail des coureurs.

«Après un examen minutieux de ce rapport détaillé, l'UCI est convaincue que son contenu justifie amplement le fait de porter le cas devant la commission des licences et de demander que la licence d'Astana lui soit retirée», a indiqué l'UCI dans un communiqué vendredi, communiqué qui confirmait l'information sortie dans la matinée par le quotidien sportif français L'Équipe.

L'affaire de Padoue

L'UCI a également motivé sa décision par l'affaire dite de Padoue, cette enquête menée par la justice italienne autour du préparateur Michele Ferrari, suspendu à vie par l'Agence américaine antidopage (USADA) pour avoir aidé Lance Armstrong à se doper. Ces derniers mois, les médias italiens ont évoqué des contacts entre le sulfureux préparateur et des membres de l'équipe Astana, mais pas Nibali.

«Les autorités italiennes ont remis à l'UCI les parties du rapport de l'enquête de Padoue qu'elles étaient autorisées à lui divulguer», a annoncé l'UCI, qui attendait la transmission de ces éléments par la justice italienne pour se saisir de l'affaire de Padoue.

«Comme certains éléments concernent des membres d'Astana Pro Team, le dossier a été transmis à la commission des licences», a ajouté l'UCI.

«Nous respectons cette décision, en attendant la procédure de la commission des licences indépendante», s'est borné à déclarer un porte-parole d'Astana, en attendant la publication d'un communiqué de presse dans l'après-midi vendredi. Si sa licence lui était retirée, Astana pourrait saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), également à Lausanne.

Depuis la fin de l'été, Astana a été confrontée à deux cas de dopage à l'EPO touchant les frères Valentin et Maxim Iglinskiy, ainsi qu'à un contrôle positif d'un stagiaire, Ilya Davidenok. Tous trois sont Kazakhs.

Deux autres coureurs de son équipe réserve (Astana continental, 3e division), laquelle a été suspendue dernièrement par la fédération kazakhe, ont également été contrôlés positifs.

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