Propos racistes: Donald Sterling demande pardon

Donald Sterling a été suspendu à vie par la...

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Donald Sterling a été suspendu à vie par la NBA et a été condamné à payer une amende de 2,5 millions $ après avoir reproché à son assistante de «s'afficher avec des noirs».

Jérôme RASETTI
Agence France-Presse
Los Angeles

Deux semaines après la diffusion de ses propos racistes, le propriétaire des Clippers de Los Angeles Donald Sterling a présenté dimanche ses excuses et a espéré de la NBA une seconde chance.

Pour sa première apparition publique depuis la vague d'indignation qu'il a suscitée aux États-Unis, Sterling, 80 ans, a choisi la chaîne d'information en continue CNN et l'un de ses journalistes-vedette, Anderson Cooper.

L'entretien exclusif sera diffusé lundi à 20h00, mais CNN en a dévoilé quelques extraits dès dimanche.

Dans ce qui semble être le salon d'un appartement, Sterling, en costume sombre et chemise blanche au col largement ouvert, a d'abord voulu présenté ses excuses.

«Je suis quelqu'un de bien qui a fait une erreur, je présente mes excuses et je demande qu'on me pardonne», déclare-t-il.

«Ai-je le droit à une erreur après 35 années? J'aime la NBA, j'aime les gens avec qui je travaille. Ai-je droit à une erreur? C'était une terrible erreur et je ne le ferai plus», poursuit-il.

«Je ne suis pas raciste, j'ai fait une erreur horrible et je suis là pour m'excuser», insiste ensuite le milliardaire, qui a fait fortune dans l'immobilier et qui a, par le passé, fait l'objet de poursuites pour discrimination à l'égard de locataires de ses immeubles.

«Émotionnellement ravagé» 

Lorsque le journaliste-vedette de CNN lui demande pourquoi il lui a fallu tant de temps pour présenter ses excuses, Sterling répond qu'il «a été émotionnellement ravagé» par cette affaire.

«J'ai eu tort, j'ai provoqué un problème et je ne sais pas comment le résoudre», reconnait-il.

Dans les extraits diffusés par CNN, Sterling ne revient pas sur les raisons qui l'ont poussé à exhorter son assistante, confidente et amie, à ne pas «s'afficher avec des noirs» et à «ne pas les amener à des matchs des Clippers».

La semaine dernière, il avait expliqué à un ami de longue date qui avait enregistré leur conversation diffusée ensuite par le site internet Radar Online, qu'il avait agi par jalousie et par désir de séduire son assistante, une jeune femme d'origine mexicano-afro-américaine de 31 ans.

«J'étais jaloux, car elle avait des relations avec des noirs», avait-il expliqué.

Donald Sterling en entrevue avec Anderson Cooper.... (Photo: Reuters) - image 2.0

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Donald Sterling en entrevue avec Anderson Cooper.

Photo: Reuters

«J'essayais de la séduire. Quand tu veux coucher avec une femme et que tu es en tête à tête, tu dis tout ce qui te passe par la tête», avait ajouté l'octogénaire.

L'entretien accordé à CNN révèle en revanche que Sterling n'a pas pris la mesure du rejet qu'il inspire désormais au sein de la NBA.

Il espère toujours rester propriétaire de l'équipe qu'il avait rachetée en 1981 pour 12 millions de dollars: «Si les autres propriétaires pensent que je peux avoir une seconde chance, ils me la donneront», estime-t-il.

Shelly Sterling défie la NBA 

La NBA l'a pourtant suspendu à vie, lui a infligé une amende de 2,5 millions de dollars et veut que les Clippers changent de propriétaires.

Les Sterling, Donald et son épouse Shelly dont il est séparé mais pas divorcé, semblent décidés à se pourvoir en justice.

«Je veux absolument tout faire pour conserver les Clippers», a déclaré dimanche soir Shelly Sterling, qui détient 50% de l'équipe, lors d'un entretien à la chaîne ABC.

La NBA a aussitôt réagi en publiant un communiqué rappelant que «selon notre règlement fondateur, si le titre de propriété d'une équipe est annulé par un vote des trois-quarts des autres propriétaires, tous les actionnaires sont aussi concernés».

Comme s'il fallait un rappel de l'hostilité que les Sterling suscitent dans le monde du basket-ball, Magic Johnson a réclamé dimanche leur désengagement total.

«Les supporteurs n'aimeraient pas (s'ils restaient), les joueurs également, tout le monde boycotterait», a déclaré l'ancien meneur des Lakers de Los Angeles.

«Et les commanditaires ont clairement dit qu'ils ne souhaitaient pas être partenaires d'un club où l'un ou l'autre des Sterling est en place», a-t-il conclu.

Sur le terrain, les Clippers, équipe sans palmarès, se battent avec détermination: dimanche, ils ont battu Oklahoma City 101 à 99 au terme d'un incroyable retournement de situation et sont toujours en lice dans les séries.




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