Racisme: Sterling explique ses propos par la jalousie

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Le propriétaire des Clippers de Los Angeles a été forcé à vendre son équipe.

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

Le propriétaire des Clippers de Los Angeles, Donald Sterling, a justifié ses propos racistes qui ont conduit à sa suspension à vie par la NBA par la jalousie que lui inspiraient les relations qu'entretenait son amie avec d'autres hommes.

«Cette femme est noire, je l'aime beaucoup, je suis jaloux, car elle a des relations avec des noirs, je la veux. Qu'est ce qu'on me reproche? Je ne peux pas lui dire dans une conversation privée ''Je ne veux pas que tu sois avec quelqu'un d'autre''?», a déclaré Sterling à un ami lors d'une conversation enregistrée et diffusée vendredi sur le site internet spécialisé dans l'actualité people Radar.online.

«Je parlais juste à une fille avec qui je voulais coucher», a poursuivi le milliardaire de 81 ans à propos de son assistante de 31 ans.

«J'essayais de la séduire. Quand tu veux coucher avec une femme et que tu es en tête à tête, tu dis tout ce qui te passe par la tête», a ajouté l'octogénaire.

«Après, la fille a enregistré la conversation et l'a rendu public, c'est affreux», a regretté le milliardaire.

Sterling a déclenché une vague d'indignation aux États-Unis lorsque le site internet TMZ a diffusé l'enregistrement d'une conversation avec son amie lors de laquelle il lui reprochait de «s'afficher avec des noirs» et lui demandait de ne pas les amener à des matches des Clippers.

Sterling n'avait pas digéré de voir une photo de son amie aux côtés de l'ancienne vedette des Los Angeles Lakers Magic Johnson sur les réseaux sociaux.

«Mais ce n'était pas la photo le problème. Magic Johnson parlait à une femme que je voulais séduire. Dans ce cas-là, tu dis n'importe quoi, que tu as le plus grand pénis du monde ou que tu peux voler au-dessus des gratte-ciels», a expliqué Sterling, suspendu à vie et condamné à une amende de 2,5 millions de dollars par la NBA qui veut également le forcer à vendre les Clippers.

Jeudi, Radar.online avait diffusé la première partie de cet enregistrement dans lequel Sterling se défendait d'être raciste.

«Tu penses que je ressens autre chose que de l'amour pour tout le monde? Tu ne peux pas penser cela! Tu sais que je ne suis pas raciste», avait-il expliqué à son interlocuteur, présenté comme un ami de longue date.

Les Clippers ont un nouveau patron

LOS ANGELES - Les Clippers de Los Angeles, en pleine tourmente en raison de l'affaire Sterling, ont un nouveau directeur général, Richard Parsons, a annoncé la NBA, vendredi.

«La nomination de Dick Parsons va apporter un leader extraordinaire et une stabilité immédiate aux Clippers», a estimé le grand patron de la NBA, Adam Silver.

Parsons a notamment dirigé le groupe bancaire Citigroup et le géant des médias Time Warner. Il a également été l'un des conseillers sur les questions économiques du président Barack Obama.

Ancien joueur de basket universitaire, à Hawaii, Parsons a souligné que «comme beaucoup d'Américains, il avait été particulièrement troublé par ce qu'ont vécu les Clippers, leurs partisans et partenaires».

«Les Clippers sont une superbe institution avec un entraîneur génial et un effectif de talent qui a montré sa force de caractère durant cette période troublée», a ajouté Parsons, cité dans le communiqué de la NBA.

«C'est un honneur de travailler avec eux et de les aider à ouvrir une nouvelle ère», a-t-il conclu.

Andy Roeser, le président des Clippers en poste depuis 1984, avait quitté son poste cette semaine.

La NBA veut obliger l'actuel propriétaire, le milliardaire octogénaire Donald Sterling, suspendu à vie et condamné à une amende de 2,5 millions de dollars (1,8 million d'euros) pour des propos racistes, à céder les Clippers, qui disputent actuellement le 2e tour des séries éliminatoires face à Oklahoma City.

Elle doit recevoir pour cela le soutien des trois quarts des 29 autres présidents de franchise.

Sterling a laissé entendre ces derniers jours qu'il n'avait pas l'intention de céder son équipe: «Aux États-Unis, vous ne pouvez pas forcer quelqu'un à vendre quelque chose qui lui appartient», a-t-il déclaré à un ami lors d'une conversation enregistrée et rendue public jeudi par le site Radar.online.




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