Dopage: le Kenya «risque d'être privé des Jeux»

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L'Agence mondiale antidopage a donné au Kenya jusqu'au 5 avril pour adopter une nouvelle législation et financer une agence antidopage.

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Agence France-Presse
Nairobi, Kenya

Le Kenya «risque d'être privé des Jeux olympiques» de Rio, si sa nouvelle législation antidopage n'est pas adoptée avant la date limite fixée par l'Agence mondiale antidopage (AMA), a prévenu vendredi le président du Comité national olympique kényan (NOCK).

«Le Kenya risque d'être privé des Jeux olympiques. Je suis très déçu de l'attitude de nos dirigeants. Ils n'ont pas pris la mesure de la magnitude de tout cela. Ils ont laissé tomber la jeunesse de ce pays», a déploré auprès de l'AFP Kip Keino, qui envisage de demander un nouveau délai à l'AMA pour l'adoption de cette législation.

«Il a fallu trois ans pour mettre de l'ordre dans notre maison», a encore regretté Keino, qui affirme avoir proposé de renforcer la législation antidopage en 2013 puis en 2014.

L'AMA a donné au Kenya jusqu'au 5 avril pour adopter une nouvelle législation et financer une agence antidopage, alors que le pays, géant de l'athlétisme mondial, n'a pas tenu une première date butoir, le 14 février, conduisant le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Sebastian Coe, à menacer les athlètes kényans d'une suspension aux JO de 2016.

Les parlementaires kényans ont procédé mercredi soir à la lecture préliminaire d'une loi qui sanctionne de 1000 dollars (d'amende et/ou d'un an de prison les athlètes convaincus de dopage et met en place une Agence kényane antidopage (ADAK). Mais le texte pourrait ne pas être adopté avant le 5 avril, les travaux de l'Assemblée étant suspendus pour les dix prochains jours.

Début mars, la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a placé le Kenya sur une liste de cinq pays en «situation très critique» concernant leur politique antidopage, aux côtés de l'Éthiopie, de l'Ukraine, de la Biélorussie et du Maroc.

Une quarantaine d'athlètes kényans ont été impliqués dans des affaires de dopage au cours des trois dernières années. À la fin février, le directeur général de la Fédération kényane (AK), Isaac Mwangi, a été suspendu pour six mois, soupçonné de corruption dans la couverture de cas de dopage.

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