Dopage: l'USADA enquête sur l'entraîneur de Mo Farah

L'entraîneur du double champion olympique Mo Farah, Alberto Salazar.... (Photo Don Ryan, AP)

Agrandir

L'entraîneur du double champion olympique Mo Farah, Alberto Salazar.

Photo Don Ryan, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Londres

L'Américain Alberto Salazar, qui entraîne notamment le double champion olympique Mo Farah, est au coeur d'une enquête de l'Agence américaine antidopage (USADA), selon la BBC qui cite notamment le témoignage de l'ancien numéro 2 de son écurie.

Dans l'enquête diffusée mercredi soir par la BBC, Steve Magness, l'ancien adjoint de Salazar, témoigne notamment avoir vu un document montrant les niveaux sanguins de (Galen) Rupp et assurant que celui-ci a bénéficié d'une «prescription de testostérone».

«Quand j'ai vu ça, j'ai fait un bond en arrière, déclare-t-il. Quand j'ai regardé de plus près, j'ai vu que ça remontait au collège. C'était incroyablement choquant.»

La BBC précise dans son enquête que «Alberto Salazar est accusé d'avoir violé le règlement antidopage, et notamment d'être impliqué avec Galen Rupp en 2002. La BBC sait que, au moins sept de ses athlètes ou membres de son staff, ont fait part de leurs préoccupations à l'USADA, même si celle-ci ne confirme ni n'infirme l'enquête.»

Contacté par la BBC, Salazar et Rupp, vice-champion olympique du 10.000 m en 2012, ont démenti toute mauvaise pratique.

Attaché depuis février 2011 à Nike Oregon Project (NOP), l'écurie de Salazar, Mo Farah, qui a fait le doublé 5000-10.000 m aux JO-2012, ne fait en l'état l'objet d'aucune suspicion, assure le documentaire.

«Je n'ai jamais pris de substance interdite et Alberto ne m'a jamais suggéré de le faire», témoigne la vedette britannique de 32 ans.

Si ces accusations étaient fondées, «je ne serai pas uniquement embêté, mais aussi très déçu et c'est pourquoi je pense qu'il faut que cela soit étudié par une instance indépendante comme la nôtre», a réagi pour sa part David Howman, le directeur général de l'Agence mondiale antidopage.

Aucun athlète de NOP n'a jamais été contrôlé positif.

Salazar a refusé d'apparaître dans l'enquête de la BBC mais il lui a fait savoir dans un communiqué que la mention «testostérone» était une erreur et qu'en vérité un complément alimentaire autorisé du nom de «Testoboost» avait été administré à Rupp.

«Les accusations de vos sources reposent sur de fausses hypothèses et des demi-vérités qui arrangent leurs programmes personnels», précise le technicien de 56 ans, triple vainqueur du marathon de New York et vice-champion du monde du cross-country en 1982.

«Je suis complètement contre l'usage de drogue pour améliorer les performances, assure pour sa part Galen Rupp, 29 ans et l'un des Américains les plus contrôlés. Je n'ai jamais pris aucune substance interdite et Alberto ne m'y a jamais encouragé.»

Un masseur de l'équipe, qui aurait également été confronté à la testostérone en 2008 lors d'un camp, se serait vu répondre par Salazar que c'était pour son propre usage dans le cadre d'une maladie cardiaque.

La BBC s'appuie également sur les témoignages de Kara et Adam Goucher, ex-coureurs du groupe selon lesquels Salazar essayait d'obtenir des autorisations à usage thérapeutique (AUT) pour contourner le règlement antidopage.

L'USADA, jointe par l'AFP, a refusé de confirmer ces informations.

«Nous ne confirmons ni ne démontons l'existence d'une enquête. Nous prenons note des informations et lorsqu'il y a des preuves étayant ces informations, nous lançons une procédure devant les autorités compétentes», a expliqué Annie Skinner, porte-parole de l'USADA.

«Il est important de souligner que pour l'USADA, tout athlète est innocent tant qu'il n'y a pas de preuves de sa culpabilité selon le processus normal», a-t-elle poursuivi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer