Rugby: la Nouvelle-Zélande remporte la Coupe du monde

Les All Blacks se sont à jamais parés de gloire en couronnant leurs quatre ans... (PHOTO ADRIAN DENNIS, AFP)

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Agence France-Presse
Londres

Les All Blacks se sont à jamais parés de gloire en couronnant leurs quatre ans d'hégémonie sur la planète ovale par un deuxième titre de champion du monde d'affilée, un exploit inédit accompli samedi contre l'Australie (34-17) à Twickenham.

Les All Blacks se sont à jamais parés de gloire en couronnant leurs quatre ans d'hégémonie sur la planète ovale par un deuxième titre de champion du monde d'affilée, un exploit inédit accompli samedi contre l'Australie (34-17) à Twickenham.

Leur grandeur donne le vertige: première équipe à s'adjuger trois coupes Webb-Ellis (1987, 2011, 2015) et première équipe à conserver le titre suprême depuis la création de l'épreuve en 1987, les All Blacks se sont taillé une place éternelle dans la légende du rugby.

Cette génération qui règne sans partage depuis plusieurs années est-elle la meilleure de tous les temps? Cette rumeur qui court avec insistance depuis quelques temps, soufflée tout haut par le sélectionneur de l'Afrique du Sud Heyneke Meyer il y a deux semaines, est en train de se vérifier.

Incarnation de cette quête acharnée de la perfection, le capitaine et flanker emblématique Richie McCaw (34 ans) s'est sans doute offert une sortie triomphale, avec une 131e victoire pour sa 148e et probablement dernière sélection, un record d'expérience.

Mêmes adieux somptueux pour l'ouvreur Dan Carter (112 sél.), encore immense samedi avec 19 points au compteur dont un magnifique drop libérateur, pour les centre Ma'a Nonu (103 sél.), Conrad Smith (94 sél.) ou le talonneur Keven Mealamu (131 sél.), rouages essentiels de cette impitoyable machine à broyer et concasser les adversaires, des Antipodes jusqu'en Europe.

La fin du rebond des Wallabies

Tous sports confondus, peu d'équipes auront été aussi dominatrices que les All Blacks ces quatre dernières années. Depuis leur titre conquis dans leur jardin d'Eden d'Auckland en octobre 2011 face à la France (8-7), les hommes du sélectionneur Steve Hansen affichent un bilan ahurissant de 49 victoires, deux matches nuls et trois défaites seulement.

Leur sacre suit donc l'implacable logique qui ordonnance actuellement le rugby mondial. Et il récompense le travail minutieux effectué à tous les échelons pour préserver depuis 1903 cette suprématie, en dépit d'un réservoir limité si l'on considère que le pays n'est peuplé que de 4,5 millions d'habitants!

Vainqueurs de leurs deux premiers sceptres mondiaux sur leur île, ils ont aussi montré qu'ils pouvaient exporter leur talent avec ce sacre dans le Temple du rugby anglais, raflé en faisant preuve d'une évidente force de caractère.

Car il a fallu contenir l'enthousiasme des voisins australiens, eux aussi en quête d'un troisième titre mondial après ceux de 1991 et 1999. Encore moribonds il y a un an, minés par des résultats en berne, un jeu hoquetant, des frasques extrasportives, les Wallabies de Michael Cheika ont failli se hisser jusqu'au pinacle dans l'élan d'un redressement express.

L'épilogue de ce joli conte n'aura finalement pas été si heureux, mais il ouvre de sérieuses promesses d'avenir pour le rugby «Down Under». Les prouesses de la troisième ligne Hooper-Pocock-Fardy, la solidité de l'ouvreur Bernard Foley, l'appétit offensif des flèches Folau, Mitchell, Ashley-Cooper, auront sans doute réveillé l'intérêt pour le rugby à XV dans l'île-continent.

Samedi, ce souffle nouveau a bien failli porter les Wallabies jusqu'à un incroyable braquage, durant quinze minutes de folie.

Carter, ce héros

Jusque-là, les partenaires du capitaine Stephen Moore étaient retranchés dans leur camp, complètement sevrés de ballons et meurtris par deux essais de l'ailier Nehe Milner-Skudder, juste avant la pause, puis Ma'a Nonu, au retour des vestiaires.

Menés 21 à 3, les Wallabies vacillaient au bord du précipice, en dépit d'efforts défensifs considérables. Et puis un grain de sable a soudainement enrayé la mécanique néo-zélandaise, en l'occurence un carton jaune à l'arrière Ben Smith pour un plaquage dangereux à quelques centimètres de sa ligne d'en-but (52e).

Réduits à 14 contre 15, les All Blacks ont souffert, encaissant dans la foulée un essai du N.8 David Pocock, une des figures de la compétition, puis un second du centre remplaçant Kurtley Beale (21-17, 63e).

La force des partenaires de Richie McCaw fut alors de ne pas céder à l'affolement et d'inverser la dynamique. Comme lors de la demi-finale remportée contre l'Afrique du Sud (20-18), un drop de Dan Carter, claqué de 40 mètres, a soulagé la pression sur les épaules All Blacks.

L'ouvreur ajoutait cinq minutes plus tard une pénalité (27-17) et un dernier essai en contre de Beauden Barrett scellait tout à fait le sort d'une magnifique partie, qui installait les All Blacks au Panthéon du sport.

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