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L'AMA en conclave pour mettre en chantier les réformes

Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Craig Reedie.... (Photo Laurent Gillieron, archives AP)

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Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Craig Reedie.

Photo Laurent Gillieron, archives AP

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Éric Bernaudeau
Agence France-Presse
Lausanne, Suisse

Encore vertement critiquée cette semaine par les Comités nationaux olympiques et en porte à faux avec le CIO sur la gestion du dossier russe, l'Agence mondiale antidopage (AMA) se réunit ce week-end à Glasgow pour poser les premiers jalons d'une réforme de la lutte antidopage loin de faire l'unanimité.

Craig Reedie, le président écossais de l'AMA, se souviendra longtemps de l'année 2016. Attaqué aux JO de Rio par le président du CIO, Thomas Bach, sur «le timing» de la publication juste avant les Jeux du rapport McLaren mettant en lumière le dopage d'État en Russie, il l'a été de nouveau cette semaine à Doha sur l'annonce de la suspension du laboratoire antidopage du Qatar.

Le président de l'Association des comités nationaux olympiques (ACNO), le Cheikh Ahmad Al-Fahad Al-Sabah, proche de Bach, a reproché à M. Reedie le moment choisi pour révéler des informations «déstabilisantes pour l'ensemble du mouvement sportif».

«Je suis désolé, a répondu Craig Reedie. Mais ce n'était pas notre intention de sanctionner le laboratoire à la veille de l'Assemblée générale. C'est important de traiter ces problèmes rapidement.»

Tout cela ne devrait cependant pas empêcher M. Reedie d'être réélu dimanche par le Conseil de fondation pour un second mandat de trois ans à la tête de l'AMA, car le CIO, dont il est issu, «a décidé de ne pas présenter d'autre candidat», selon une source proche.

Malgré les critiques, Reedie est probablement le mieux placé pour mener à bien une réforme de la lutte antidopage qui fait encore grincer des dents certaines grandes fédérations. La principale mesure vise en effet à les déposséder des contrôles pour les confier à une nouvelle entité indépendante créée par l'AMA.

Comment financer?

Deuxième mesure phare: les sanctions initiales en matière de dopage seront prononcées non plus par les fédérations mais par le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui n'intervenait jusque-là qu'en appel.

De nombreux points discutés lors du sommet olympique en octobre «seront sur la table à Glasgow, en particulier l'approche en matière de donneurs d'alerte et la proposition d'introduire des sanctions graduelles en cas de non-conformité avec le Code mondial antidopage», a expliqué à l'AFP Olivier Niggli, directeur général de l'AMA.

À Glasgow «nous espérons trouver un accord sur la façon de procéder à certaines réformes et sur le calendrier desdites réformes», a-t-il ajouté.

Du côté du TAS, le secrétaire général Matthieu Reeb explique à l'AFP en être «au stade des consultations avec les fédérations internationales. Ensuite, nous préparerons un concept avec un projet de règlement, probablement en janvier».

Mais au-delà du scepticisme exprimé par certaines fédérations, la difficulté essentielle réside dans le financement de ces réformes.

L'AMA, dont le budget de 27 millions de dollars US est financé à parité par le CIO et par les gouvernements, doit trouver de nouvelles ressources.

Le CIO vient de décider de lui attribuer 500 000 dollars supplémentaires à condition que des réformes soient adoptées et que les gouvernements suivent. Ce sera probablement l'un des grands sujets de la réunion du Comité exécutif de l'AMA samedi.

«Il appartiendra au CIO de convaincre les fédérations internationales» de faire partie de cette nouvelle entité chargée des contrôles, «comme il lui appartiendra d'en assurer d'une façon ou d'une autre le financement», a ajouté M. Niggli.

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