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Le base jump s'amène au Stade olympique

L'idée originale de Jump Off est née dans... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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L'idée originale de Jump Off est née dans l'esprit de Marc-André Denault, âgé de 24 ans et qui sera l'un des participants à la compétition.

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Si vous apercevez des gens sauter en parachute du haut de la Tour du Stade olympique entre le 19 et le 21 août prochain, ne paniquez pas.

Vous assisterez en fait à la première édition de Jump Off, une compétition internationale de base jump qui s'inscrit dans le cadre du festival Jackalope, consacré aux sports extrêmes et qui en sera pour sa part à sa cinquième présentation.

Pour l'occasion, dix sauteurs se lanceront depuis le sommet de la Tour, haute de 165 m, en tentant d'atterrir au centre d'une cible placée au sol. La compétition, présentée jeudi en conférence de presse, sera le premier événement autorisé de base jump à Montréal.

«Le base jump se fait souvent dans l'illégalité, malheureusement. Les [responsables] des différents édifices ne l'autorisent pas. Ici, on a un saut qui est autorisé, et qui est dans un cadre sécurisé et structuré. Pour nous, c'est important», explique Micah Desforges, président de Tribu Expérientiel, l'entreprise derrière Jackalope.

L'idée originale de Jump Off est née dans l'esprit de Marc-André Denault, âgé de 24 ans et qui sera l'un des participants à la compétition. En s'associant à Desforges, il a enfin pu faire passer son projet du rêve à la réalité.

«Quand j'ai commencé à sauter en parachute, je me promenais à Montréal, je regardais les édifices et je rêvais un jour de sauter en bas, raconte-t-il. On ne pensait peut-être pas que ce serait le Stade. C'est sûr que pour nous, le Stade représente un emblème historique majeur. Et avec la structure inclinée, ç'a toujours été un objet qui nous intéressait.»

«Combattre ses peurs et vivre ses rêves»

En plus de Denault, deux autres Québécois bien connus dans l'univers du base jump seront de la partie. D'abord, Bertrand Cloutier, véritable pionnier de l'activité au Canada. Avec 27 ans d'expérience derrière la cravate, ce Saguenéen d'origine oeuvre aujourd'hui comme mentor et entraîneur auprès de sauteurs en devenir. Et à 62 ans, il adore toujours autant se lancer dans le vide.

«L'effet que ça fait lorsqu'on saute, c'est qu'on combat la peur la plus ancestrale chez l'être humain, qui est la peur de tomber. En même temps, on vit le plus vieux rêve de l'homme, qui est de voler. Donc, c'est combattre ses peurs et vivre ses rêves», résume-t-il.

On pourra aussi assister aux prouesses de Pierre-Alexandre Rousseau, ancien champion du monde de ski acrobatique qui a notamment terminé au cinquième rang lors des Jeux olympiques de Vancouver, en 2010.

«La première fois que j'ai vu mon premier saut de base jump, j'en ai eu pendant des mois à ne pas en revenir et à être émerveillé. Le fait de pouvoir montrer ça au bassin de population qui est à proximité du Stade olympique, c'est incroyable», se réjouit-il.

Si le base jump jouit d'une grande popularité sur YouTube et dans certaines régions du monde, notamment en Asie, le sport demeure encore méconnu de la plupart des gens. Avec Jump Off, les organisateurs espèrent justement le faire découvrir aux Québécois, très réceptifs aux sports extrêmes selon eux. Ils souhaitent accueillir entre 15 000 et 20 000 festivaliers au cours du week-end.

«Je pense qu'on lance la balle pour les années futures, dans le sens où en faisant cet événement, les gens vont voir que ça existe, que c'est possible. On aura probablement des appels de gens qui seront inspirés et qui voudront faire ça ailleurs», affirme Marc-André Denault.

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