• Accueil > 
  • Sports 
  • > Les escrimeurs canadiens vivront tous leur baptême olympique 

Les escrimeurs canadiens vivront tous leur baptême olympique

Les escrimeurs Maxime Brinck-Croteau, Joseph Polossifakis, Eleanor Harvey... (Photo Paul Chiasson, PC)

Agrandir

Les escrimeurs Maxime Brinck-Croteau, Joseph Polossifakis, Eleanor Harvey et Maximilien Van Haaster participeront aux Jeux olympiques de Rio cet été. La cinquième représentante du Canada Leonora Mackinnon est absente sur la photo.

Photo Paul Chiasson, PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Le Canada enverra une délégation d'escrimeurs peu expérimentés à Rio de Janeiro, alors que ses cinq représentants y vivront leur baptême olympique.

Autant Eleanor Harvey (Hamilton, fleuret) et Leonora Mackinnon (Newbury, en Angleterre, épée), que Maxime Brinck-Croteau (Gatineau, épée), Joseph Polossifakis (Montréal, sabre) et Maximilien Van Haaster (Montréal, fleuret) en seront à leur première participation aux JO lors du tournoi d'escrime, qui sera disputé du 6 au 14 août, à l'aréna Carioca 3.

«Finalement, un de mes plus grands rêves se réalise, a avoué Polossifakis. C'est l'un des plus grands accomplissements de ma vie. C'est un testament à ma persévérance. C'est une leçon de vie que j'ai apprise au cours de ce processus de qualification.»

De son côté, Brinck-Croteau n'a pas encore réalisé pleinement ce qu'il a accompli, malgré un exil de quatre ans en Chine.

«Je suis déménagé en 2011, après avoir réalisé que je n'avais pas le niveau pour me qualifier pour les JO de 2012, a-t-il expliqué. Quand le processus de qualification a commencé, je n'étais pas là du tout. Je n'étais pas de niveau, je n'avais pas assez d'expérience. Donc, j'ai tout quitté: ma "job", ma carrière, ma famille, mes amis, tout. Je me suis exilé "à la Rocky" en Chine, où j'ai entraîné leurs plus jeunes escrimeurs à temps plein en plus de m'entraîner à temps plein avec le club professionnel qui m'avait embauché.

«Quatre ans plus tard, je suis revenu et j'ai commencé avec une deuxième place aux Championnats panaméricains, ce qui m'a placé en tête pour la qualification. J'ai conservé ce rythme-là et cette position tout au long de la saison.»

La composition de l'équipe canadienne - qui ne participera pas aux épreuves par équipes à Rio - a été divulguée mardi par le Comité olympique canadien ainsi que la Fédération canadienne d'escrime. Le processus a été long et ardu: ces cinq athlètes ont obtenu leur laissez-passer olympique à la suite d'un processus qui a duré un an, du 3 avril 2015 au 4 avril 2016.

Au cours de cette période, la Fédération internationale d'escrime a tenu compte des points accumulés lors des Championnats du monde, des championnats de zone et des différents Grands Prix, Coupes du monde et tournois satellites.

«Ma première réaction, ç'a été de soulever les deux bras dans les airs et de pousser un petit cri de soulagement, mais après ça - 10 secondes après - ç'a été de planifier le reste de l'entraînement et des compétitions jusqu'aux JO, a raconté Brinck-Croteau. Je ne sais pas encore comment je me sens. Je n'ai pas encore eu le temps de m'asseoir et de digérer tout ça. Mais la raison pour laquelle j'ai fait tout ça, c'est pour ne pas avoir de regret. Je me suis exilé pendant quatre ans en Chine, il n'y pas grand-chose de plus que j'aurais pu faire. Alors que ça passe ou que ça casse, je serai en paix.»

Jeune équipe

Les représentants canadiens, dont la moyenne d'âge n'est que de 24 ans, seront dirigés par Paul ApSimon (fleuret, dames), David Howes (épée, dames), Benjamin Manano (sabre, hommes) ainsi que Henri Sassine (fleuret, hommes).

Tous s'entendent pour dire que que leur inexpérience ne signifie pas qu'ils se contenteront de peu.

«C'est certain que tout le monde vise une médaille, mais ne pas monter sur le podium ne signifie pas que c'est un échec. De mon côté, je vise un top 8, a indiqué Polossifakis, qui a dû surmonter plusieurs ennuis de santé depuis 2014 afin d'obtenir ce billet pour le Brésil. J'ai déjà réalisé ce genre de performance trois fois en Grands Prix, alors c'est possible. Une fois rendu là, tu n'es qu'à une victoire d'une médaille.»

«Je ne crois pas qu'il faille aborder le tournoi différemment parce que l'équipe est jeune, a pour sa part évoqué Howes. Ça dépend beaucoup des armes. À l'épée, par exemple, c'est possiblement la compétition au cours de laquelle le plus de surprises peuvent survenir. Si on prend Leonora par exemple, elle a battu la numéro un au monde dans une compétition cette année.

«Ça dépend également du tirage au sort jusqu'aux rondes éliminatoires. Si vous obtenez un tirage favorable, tout peut arriver. Puis, si vous êtes dans une bonne journée, vous pouvez causer des maux de tête à bien des gens, même s'ils sont mieux classés que vous.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer