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Un chercheur de McGill réalise une percée dans le traitement de la tuberculose

La tuberculose, qui touche souvent les poumonts, figure... (Photo Justin Mott, The New York Times)

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La tuberculose, qui touche souvent les poumonts, figure parmi les dix principales causes de décès à l'échelle mondiale et est la maladie infectieuse la plus mortelle dans le monde.

Photo Justin Mott, The New York Times

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La Presse Canadienne

Plusieurs nouveaux médicaments s'avèrent plus efficaces que les médicaments traditionnels utilisés pour traiter la tuberculose multirésistante, selon une nouvelle étude internationale menée par le docteur Dick Menzies de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

Ces conclusions entraînent une révision en profondeur des lignes directrices mondiales en matière de traitement de la tuberculose multirésistante.

On dénombre environ 600 000 cas de tuberculose multirésistante (TB-MR) chaque année, dont 240 000 sont mortels. Les pratiques actuelles en matière de traitement de la TB-MR prévoient le recours à des médicaments coûteux utilisés depuis très longtemps, qui entraînent des effets secondaires nocifs.

Le docteur Menzies et ses collaborateurs basés entre autres aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine et en Asie ont combiné des données colligées auprès de plus de 12 000 patients atteints de TB-MR ; ces données provenaient de 50 études menées dans 25 pays.

La compilation d'un volume de données aussi important a permis aux chercheurs de conclure que les médicaments utilisés pour traiter la tuberculose, comme la bédaquiline, le linézolide et les médicaments de dernière génération, comme les fluoroquinolones, sont d'excellents candidats pour le traitement de la TB-MR.

Ces médicaments ont systématiquement démontré de meilleurs taux de guérison et des taux de mortalité plus faibles, comparativement aux traitements actuellement utilisés. Ces nouveaux médicaments se sont également avérés efficaces pour traiter les souches ultrarésistantes de tuberculose. En outre, l'étude a démontré qu'il n'est pas absolument nécessaire de faire des injections quotidiennes, comme le prévoyait l'ancienne pratique.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déjà réagi aux conclusions du groupe de recherche mené par le docteur Menzies en adoptant entièrement ses conclusions.

« Le comité responsable des lignes directrices a tout simplement effacé les anciennes recommandations s'appliquant à l'ancien traitement et est reparti à zéro, faisant prendre un virage à 180º aux lignes directrices relatives au traitement de la tuberculose », a expliqué le chercheur par voie de communiqué.

La tuberculose figure parmi les dix principales causes de décès à l'échelle mondiale et est la maladie infectieuse la plus mortelle dans le monde.

Les résultats de ces travaux sont publiés vendredi dans la revue médicale britannique The Lancet.




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