États-Unis : triplement des cas d'hépatite C depuis cinq ans

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Il existe depuis ces dernières années des antiviraux efficaces contre l'hépatite C, qui permettent une guérison complète pour la vaste majorité des malades et empêche aussi la transmission.

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Agence France-Presse
Washington

Le nombre de cas d'hépatite C signalés aux autorités sanitaires aux États-Unis a presque triplé en cinq ans pour atteindre son plus haut niveau en quinze ans, selon des estimations préliminaires publiées jeudi.

Dans la mesure où cette infection chronique du foie peut être longtemps dormante, avec peu de symptômes, près de la moitié des personnes vivant avec le virus l'ignorent et la plupart des nouveaux cas ne sont pas diagnostiqués, précisent les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

L'insuffisance des ressources consacrées à la surveillance sanitaire a aussi contribué à la sous-estimation des cas et de la véritable ampleur de cette infection.

Les CDC ont enregistré 850 cas en 2010 et 2436 en 2015 alors qu'ils estiment à environ 34 000 le nombre de nouvelles infections pour cette dernière année, précisent les centres dans un communiqué.

L'hépatite C, qui se transmet par contact avec du sang contaminé et contre laquelle il n'existe pas de vaccin, tue plus d'Américains que toutes les autres maladies infectieuses.

Selon les derniers chiffres des CDC, l'hépatite C a fait près de 20 000 morts en 2015 aux États-Unis, dont la majorité étaient âgés de 55 ans et plus.

«Par le dépistage, la prévention et le traitement de l'hépatite C, il est possible de protéger des générations d'Américains contre cette infection mortelle», a souligné le Dr Jonathan Mermin, directeur du centre national pour la prévention du VIH/sida, de l'hépatite virale et de la tuberculose aux CDC.

Les nouveaux cas d'infection augmentent le plus rapidement parmi les jeunes, avec la fréquence la plus élevée parmi les 20-29 ans.

Cela s'explique surtout par l'accroissement de l'usage des drogues par injection avec l'épidémie grandissante des opiacés aux États-Unis.

Mais la majorité des 3,5 millions d'Américains (75%) vivant déjà avec le virus de l'hépatite C sont des «baby boomers» nés entre 1945 et 1965.

D'autres études récentes des CDC indiquent un accroissement des cas d'infection parmi les femmes en âge de procréer, mettant à risque la plus jeune génération d'Américains.

Il existe depuis ces dernières années des antiviraux efficaces contre l'hépatite C, qui permettent une guérison complète pour la vaste majorité des malades et empêche aussi la transmission.

Mais ces traitements d'une dizaine de jours sont très onéreux, allant de 40 000 à 80 000 dollars.




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