• Accueil > 
  • Sciences > 
  • Médecine 
  • > Tumeur au cerveau et cellulaire: un tribunal italien donne raison à un malade 

Tumeur au cerveau et cellulaire: un tribunal italien donne raison à un malade

Réunis à Lyon en 2011 à l'initiative de... (Andrew Burto, archives REUTERS)

Agrandir

Réunis à Lyon en 2011 à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une trentaine d'experts internationaux avaient estimé que l'usage du cellulaire pouvait être cancérogène pour l'homme et réclamé que de nouvelles études soient menées sur l'utilisation intensive et sur le long terme des téléphones cellulaires.

Andrew Burto, archives REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Un tribunal italien a reconnu le lien entre l'apparition d'une tumeur bénigne du cerveau et l'usage excessif du téléphone cellulaire chez un homme qui devra recevoir une rente à vie pour le préjudice subi.

Le jugement prononcé par le tribunal d'Ivrea (Nord) le 11 avril, et rendu public jeudi, a admis un lien entre l'apparition d'un neurinome chez un homme de 57 ans dont le travail dans une grande entreprise l'a obligé à utiliser son cellulaire entre trois et quatre heures par jour pendant 15 ans.

Ce « jugement reconnaît le lien de causalité entre un usage inapproprié du téléphone cellulaire et une tumeur au cerveau », ont indiqué les avocats du plaignant, Stefano Bertone et Renato Ambrosio. Le jugement est toutefois susceptible d'appel.

« Désormais nous pensons qu'il est nécessaire de réfléchir sur ce problème et prendre des mesures adaptées », ont-ils ajouté.

Leur client avait commencé à ressentir les symptômes de sa maladie en 2010 sous la forme d'une sensation permanente d'oreille bouchée avant que ne soit diagnostiqué un neurinome auriculaire.

« Par chance, il ne s'agit que d'une tumeur bénigne, mais néanmoins invalidante. J'ai dû subir l'ablation du nerf acoustique et je suis sourd du côté droit », a-t-il indiqué.

L'expert nommé par le juge a évalué son préjudice corporel à 23 % et condamné l'Institut national d'assurance contre les accidents du travail (INAIL) a lui verser une indemnité à vie de 500 euros par mois.

Les études menées à ce jour dans le monde n'ont pas permis aux scientifiques de parvenir à une conclusion définitive sur les liens éventuels entre cancer et usage du téléphone cellulaire.

Réunis à Lyon en 2011 à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une trentaine d'experts internationaux avaient estimé que l'usage du cellulaire pouvait être cancérogène pour l'homme et réclamé que de nouvelles études soient menées sur l'utilisation intensive et sur le long terme des téléphones cellulaires.

En attendant, ils avaient plaidé pour l'utilisation de « kits mains libres » et la pratique des SMS.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer