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Être traité par une femme médecin réduit le risque de mortalité, selon une étude

Les malades de plus de 65 ans hospitalisés ont moins de risques de décéder... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Photo André Pichette, archives La Presse

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Agence France-Presse
Washington

Les malades de plus de 65 ans hospitalisés ont moins de risques de décéder après leur admission si leur médecin généraliste habituel est une femme, selon une vaste étude menée aux États-Unis, publiée lundi.

Les chercheurs ont analysé les données cliniques portant sur plus de 1,5 million de bénéficiaires du programme de couverture médicale des retraités («Medicare»), entre 2011 et 2014.

Ils ont constaté que les patients soignés par une femme médecin avaient 4 % de risques de moins de décéder prématurément dans les 30 jours que ceux traités par un médecin homme.

Ces malades avaient aussi 5 % moins de risques de devoir revenir à l'hôpital dans le mois qui suit leur sortie s'ils ont été traités par une femme.

Cette étude paraît dans la dernière édition de la revue médicale JAMA Internal Medicine.

Selon ces chercheurs de la Faculté de santé publique de l'université de Harvard (Massachusetts), si les médecins hommes pouvaient obtenir les mêmes résultats que leurs consoeurs, il y aurait 32 000 décès de moins annuellement parmi les patients de plus de 65 ans aux États-Unis. Ce chiffre est comparable au nombre de morts annuels résultant des accidents de la route dans le pays.

«Cette différence dans les taux de mortalité nous a surpris», explique Yusuke Tsugawa, un chercheur à l'Université de Harvard, le principal auteur.

«Le sexe du médecin paraît faire une différence pour les patients qui sont les plus malades», relève-t-il, ajoutant que «les résultats de cette étude mettent en lumière des différences potentielles dans la pratique de la médecine entre hommes et femmes qui pourraient avoir des implications cliniques importantes».

Des études précédentes avaient trouvé des différences dans la manière dont les médecins femmes et hommes pratiquent la médecine. Par exemple, les femmes adhèrent le plus souvent aux recommandations cliniques et sont plus à l'écoute des patients.

Mais ces travaux sont les premiers à analyser au niveau national comment ces différences entre hommes et femmes dans la pratique médicale affectent les résultats cliniques.

Quand les auteurs ont limité leur analyse aux seuls internes qui sont retenus au hasard des emplois du temps pour traiter les malades entrant à l'hôpital, ils ont obtenu les mêmes résultats.

Un tiers des médecins pratiquant aux États-Unis sont des femmes. Et aujourd'hui, la moitié de tous les diplômés des facultés de médecine sont des femmes.

Selon Ashish Jha, directeur de l'Institut de la santé de Harvard qui a dirigé cette étude, il existe des disparités importantes entre médecins hommes et femmes au détriment de ces dernières en termes de promotion et de salaires.




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