• Accueil > 
  • Sciences > 
  • Médecine 
  • > Des vaisseaux sanguins artificiels développés sur des agneaux par bio-ingénierie 

Des vaisseaux sanguins artificiels développés sur des agneaux par bio-ingénierie

En utilisant cette technique chez l'être humain, il... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

En utilisant cette technique chez l'être humain, il serait notamment possible d'éviter les interventions chirurgicales répétées chez les enfants souffrant de malformations cardiaques.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Des chercheurs ont réussi à développer des vaisseaux sanguins artificiels sur des agneaux grâce à une technique d'ingénierie du vivant qui pourrait un jour être utilisée chez des enfants souffrant de certaines malformations cardiaques congénitales, selon une étude publiée mardi.

Ces enfants doivent souvent subir plusieurs opérations à coeur ouvert au cours desquelles les chirurgiens sont amenés à remplacer des vaisseaux sanguins synthétiques incapables de se développer ou de se régénérer.

Des chercheurs dirigés par Robert Tranquillo de l'Université du Minnesota ont réussi à développer des vaisseaux artificiels chez trois agneaux en plaçant des cellules de peau de mouton dans une éprouvette et en leur donnant les nutriments nécessaires à leur croissance.

Au bout de cinq semaines, les chercheurs ont utilisé des détergents pour éliminer toutes les cellules de peau de mouton, tout en conservant les ébauches de tubes destinés à remplacer une partie de l'artère pulmonaire - qui apporte le sang dans les poumons - chez les agneaux.

Les cellules des agneaux se sont alors multipliées dans les tubes au point d'éliminer tout risque de rejet et les trois animaux se sont ensuite développés normalement jusqu'à l'âge adulte.

En utilisant cette technique chez l'être humain, il serait notamment possible d'éviter les interventions chirurgicales répétées chez les enfants souffrant de malformations cardiaques comme la tétralogie de Fallot (une malformation complexe également connue sous le nom de «maladie bleue»), a expliqué M. Tranquillo dans la revue Nature Communication.

«Ce serait la première fois qu'une substance déjà commercialisée pourrait être implantée chez un patient et se développer dans son organisme», ajoute-t-il.

Les chercheurs espèrent que des essais cliniques pourront être menés sur l'homme «dans les prochaines années».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer