Le Zika transmis par un mode sans précédent connu

Un septuagénaire américain décédé en juin après avoir été infecté par le virus... (ARCHIVES AFP)

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Agence France-Presse
Washington

Un septuagénaire américain décédé en juin après avoir été infecté par le virus Zika lors d'un voyage à l'étranger, semble avoir contaminé un membre de sa famille qui le soignait par un mode de transmission inconnu, ont indiqué lundi les autorités sanitaires américaines.

Le virus se transmet le plus souvent par une piqûre du moustique Aedes aegypti, ou lors d'une relation sexuelle. Ces modes de transmission ont été écartés dans le cas présent.

Ce nouveau cas d'infection suggère que le virus, lié à des malformations congénitales, peut se transmettre par d'autres voies. Le proche infecté s'est complètement remis.

Le docteur Erin Staples, épidémiologiste des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a indiqué que les autorités ignoraient encore comment le virus avait été transmis entre les deux membres de cette famille.

«Nous apprenons des choses nouvelles sur le Zika tous les jours», a relevé le docteur Staples, lors d'une conférence de presse avec des responsables sanitaires d'Utah, où vivait le septuagénaire.

Les CDC aident les autorités de cet État de l'ouest des États-Unis dans leur enquête sur ce cas qui «paraît être unique», a-t-elle ajouté, relevant que de nombreuses questions restaient à élucider.

Le sang du malade décédé contenait «des niveaux inhabituellement élevés du virus», a-t-elle pointé.

Selon un communiqué des CDC, sa charge virale était plus de 100 000 fois supérieure à celle constatée chez d'autres personnes infectées.

Le Dr Michael Bell, un épidémiologiste des CDC, a souligné lors d'une conférence de presse distincte, que ce taux très élevé retenait toute l'attention des scientifiques.

Mais «nous ne sommes pas encore en mesure d'expliquer spécifiquement le processus qui pourrait avoir causé cette transmission», a-t-il relevé.

Interrogé sur la possibilité d'une contamination par voie aérienne, il a fait savoir qu'«aucune hypothèse n'est écartée», tout en jugeant celle-ci «extrêmement improbable».

Le septuagénaire a été la première personne connue à décéder des suites d'une infection par le Zika sur le territoire continental des États-Unis.

L'homme souffrait de problèmes de santé avant sa contamination, ont indiqué les autorités sanitaires de Salt Lake City, dans l'Utah, sans en préciser la nature. La cause de sa mort n'a pas été déterminée à ce stade.

Au 13 juillet, les CDC avaient répertorié 1306 cas de Zika sur la partie continentale des États-Unis et Hawaï. Aucun de ces cas n'a résulté d'une piqûre de moustique survenue dans cette zone.

Quatorze de ces personnes ont été infectées lors d'un rapport sexuel et une par contact accidentel avec un échantillon de sang dans un laboratoire.

Les symptômes les plus fréquents du Zika sont des éruptions cutanées et des douleurs articulaires et musculaires. Dans 80% des cas, l'infection passe inaperçue.

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