Mobilisation contre la propagation d'une bactérie super-résistante

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Le gène mutant MCR-1, qui se trouve sur une petite partie de l'ADN microbien, a la capacité de sauter d'une bactérie à l'autre, propageant la résistance aux antibiotiques à plusieurs espèces bactériennes.

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Agence France-Presse
Washington

Les autorités sanitaires américaines ont indiqué mardi être mobilisées pour traquer les personnes ayant pu être en contact avec une patiente sur laquelle a été récemment découverte une bactérie mutante ultra-résistante à un antibiotique de dernier recours, afin d'éviter sa propagation.

Les chercheurs n'ont pas identifié comment la malade de 49 ans, qui n'a pas récemment voyagé à l'étranger, avait pu être contaminée par cette souche d'Escherichia coli (E. coli) porteuse du gène MCR-1, responsable d'une infection urinaire tenace.

Ce gène la rend résistante à la colistine, l'antibiotique utilisé en dernier recours dans les cas de multirésistante microbienne.

Cette bactérie reste néanmoins sensible aux carbapénèmes, une autre classe d'antibiotiques utilisée pour traiter la multi-résistante microbienne, ont précisé les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans un communiqué.

C'est la première fois que ce gène est trouvé dans une bactérie infectant un humain aux États-Unis. Mais il a déjà été trouvé en Europe et surtout en Chine.

Avec un taux de mortalité pouvant aller jusqu'à 50%, les bactéries avec ce gène mutant sont considérées par les CDC comme une des plus grandes menaces de santé publique.

Les CDC ont précisé qu'ils travaillaient avec le ministère américain de la Défense, dont des virologues ont détecté la bactérie mutante, ainsi qu'avec les autorités sanitaires de l'État de Pennsylvanie, où la patiente a été hospitalisée, pour «identifier les personnes qui ont pu être en contact avec elle afin de prendre les mesures nécessaires pour éviter une contagion locale».

Le gène mutant MCR-1, qui se trouve sur une petite partie de l'ADN microbien, a la capacité de sauter d'une bactérie à l'autre, propageant la résistance aux antibiotiques à plusieurs espèces bactériennes.

Les CDC et les Instituts nationaux de la santé traquent ce gène chez des bactéries aux États-Unis depuis son émergence en Chine en 2015.

La détection de MCR-1 pour la première fois aux États-Unis «est un signe avant-coureur de l'émergence d'une bactérie résistante à tous les antibiotiques», avaient écrit les auteurs de la découverte publiée le 26 mai dans la revue médicale Antimicrobial Agents and Chemotherapy.

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