Des Japonais conçoivent un capteur thermique ultrafin

D'une épaisseur de seulement 15 micromètres (quatre fois... (Photo Yoshikazu TSUNO, AFP)

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D'une épaisseur de seulement 15 micromètres (quatre fois inférieure à celle d'un cheveu humain), ce capteur peut être plaqué sur un substrat adhésif et mesurer ainsi la température de la surface sur laquelle il est collé.

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Agence France-Presse
TOKYO

Des chercheurs japonais ont annoncé avoir conçu un capteur thermique ultramince qui peut être appliqué directement sur un organe ou la peau pour de possibles emplois en chirurgie et pour le suivi de condition physique.

Ce capteur - un circuit électronique composé de graphite et d'un polymère semi-cristallin - est très sensible à des variations mêmes minimes de température, sur une échelle allant de 25 à 50 degrés Celsius, selon le professeur Takao Someya, qui dirige l'équipe de recherche à l'Université de Tokyo.

D'une épaisseur de seulement 15 micromètres (quatre fois inférieure à celle d'un cheveu humain), ce capteur peut être plaqué sur un substrat adhésif et mesurer ainsi la température de la surface sur laquelle il est collé.

«En étant placé sur une plaie ou une cicatrice après un acte chirurgical, il peut permettre de signaler une inflammation par la détection d'un changement de température», a expliqué M. Someya lors d'une conférence de presse à Tokyo.

L'équipe a testé le capteur en le plaçant directement sur le poumon d'un rat.

«Le dispositif a mesuré avec succès les changements cycliques de température du poumon de seulement 0,1 degré Celsius lorsque l'animal respirait, démontrant ainsi son utilité comme capteur pour la surveillance des signes vitaux internes», a précisé un autre chercheur, Tomoyuki Yokota.

À l'avenir, ce composant pourrait servir de base à une nouvelle génération de thermomètres corporels facilitant le suivi de la température d'un enfant.

Il pourrait aussi être employé dans le développement de vêtements tenant compte des variations de température sur une large surface du corps, estime M. Someya.

Les matériaux employés ne sont selon lui pas onéreux et déjà largement utilisés, de sorte qu'une application pratique lui semble possible dans les trois années à venir.

Les détails de ces travaux, menés en collaboration avec l'Université du Texas, ont été publiés cette semaine dans les Actes du journal de l'Académie nationale des Sciences des États-Unis.

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