Le prestigieux prix Gairdner est remis au codécouvreur du virus Ebola

Le docteur Peter Piot est le lauréat du... (Photo David Azia, La Presse Canadienne)

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Le docteur Peter Piot est le lauréat du prix Gairdner en santé mondiale, en reconnaissance de sa contribution à la découverte du virus Ebola en 1976, mais aussi à la lutte contre l'épidémie de VIH-sida dans le monde.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Helen Branswell
La Presse Canadienne
TORONTO

Un des codécouvreurs du virus Ebola et une éminente chercheuse torontoise dans le secteur des cellules souches sont au nombre des lauréats des prestigieux prix scientifiques canadiens Gairdner.

Le docteur Peter Piot est le lauréat du prix Gairdner en santé mondiale, en reconnaissance de sa contribution à la découverte du virus Ebola en 1976, mais aussi à la lutte contre l'épidémie de VIH-sida dans le monde - et plus particulièrement en Afrique.

La docteure Janet Rossant, directrice de la recherche à l'Hôpital pour enfants de Toronto, remporte le prix Wightman, qui récompense un Canadien ayant démontré un «leadership remarquable» en médecine.

Cinq autres scientifiques internationaux reçoivent aussi un prix Canada Gairdner - deux Américains, deux Japonais et un Suisse.

Les prix Gairdner, dotés d'une bourse de 100 000 $, sont parmi les plus prestigieuses récompenses en médecine dans le monde. Depuis leur création en 1959, quelque 82 lauréats internationaux ont reçu par la suite un prix Nobel.

Le docteur Piot, actuellement en poste à Londres, a déjà été directeur d'ONUSIDA, où «il a joué un rôle-clé pour mettre à l'avant-plan l'épidémie», a indiqué la fondation Gairdner.

Au début de sa carrière, le docteur Piot était chercheur à l'Institut de médecine tropicale à Anvers, en Belgique, lorsque son laboratoire a reçu l'échantillon de sang d'une religieuse belge morte d'une mystérieuse épidémie au Zaïre - aujourd'hui la République démocratique du Congo.

Le laboratoire d'Anvers et un autre au Royaume-Uni ont alors découvert dans l'échantillon un filovirus, mais ils n'ont pu déterminer s'il s'agissait du virus Marburg, filovirus déjà connu, ou d'un nouvel agent pathogène. Des chercheurs des Centres américains de contrôle des maladies ont ensuite confirmé qu'il s'agissait d'un nouveau virus, baptisé plus tard Ebola, du nom de la rivière qui passe près de la ville zaïroise où l'épidémie avait d'abord sévi.

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