Pourquoi certains aînés semblent «immunisés» contre le cancer?

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La chercheure principale, Angela Brooks-Wilson, a expliqué que l'étude, qui devrait s'échelonner sur deux ans, vise à déterminer si ces «super-aînés» présentent des caractères génétiques qui les auraient complètement mis à l'abri.

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Michelle McQuigge
La Presse Canadienne

Existe-t-il chez certaines personnes des gènes qui les protègent contre le cancer leur vie durant?

La Société canadienne du cancer a demandé à des généticiens de Colombie-Britannique d'étudier les gènes de personnes âgées d'au moins 85 ans qui n'ont jamais souffert d'un cancer, de maladies cardiaques ou pulmonaires, de diabètes ou de démence.

La chercheure principale, Angela Brooks-Wilson, a expliqué que l'étude, qui devrait s'échelonner sur deux ans, vise à déterminer si ces «super-aînés» présentent des caractères génétiques qui les auraient complètement mis à l'abri.

La Société canadienne du cancer a réussi à recueillir en novembre dernier 200 000 $ pour cette recherche, après une campagne de socio-financement d'une semaine. Mme Brooks-Wilson a précisé que l'étude est déjà amorcée depuis plus de 10 ans, mais que cette subvention servira à financer la prochaine phase des travaux.

Il a fallu aux chercheurs près de 17 ans pour recueillir des données sur 500 «super-aînés» - une espèce très rare, selon la professeure Brooks-Wilson.

De précédentes recherches semblent indiquer que ces individus présentent pourtant plusieurs séquences génétiques semblables à celles des gens qui ont un cancer. L'équipe de la professeure Brooks-Wilson se penchera sur les facteurs génétiques qui expliquent pourquoi les «super-aînés» sont malgré tout demeurés en santé.

«Notre hypothèse, c'est que ces personnes possèdent quelque chose qui l'emporte sur d'autres caractères génétiques négatifs - une espèce d"interrupteur nonobstant"», a expliqué la professeure Brooks-Wilson, dans une entrevue téléphonique depuis Vancouver. Son équipe consacrera les deux prochaines années à tenter de découvrir si cet «interrupteur» existe.

Et si c'est le cas, les chercheurs tenteront alors d'imiter ce mécanisme, peut-être par des médicaments, afin de combattre ou prévenir le cancer, a-t-elle dit.

La professeure Brooks-Wilson prévient cependant que la génétique n'est qu'un des facteurs à considérer dans la lutte contre le cancer - l'alimentation et l'exercice physique jouent aussi un rôle crucial.

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