Le fructose, plus toxique que le sucre ordinaire

Entre 13% et 25% des Américains ont une... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Entre 13% et 25% des Américains ont une alimentation dont 25% des calories proviennent de sucres ajoutés, soit le même pourcentage de sucres ajoutés que celui de l'alimentation des souris lors de cette étude.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Des femelles souris qui ont consommé des quantités de fructose comparables à celles gobées par les humains étaient ensuite moins fertiles et vivaient moins longtemps, démontre une étude américaine.

Les chercheurs ont déterminé que le mélange fructose-glucose contenu dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose semble plus toxique que le saccharose ou le sucre ordinaire.

Le professeur Wayne Potts, de l'Université de l'Utah, affirme qu'il s'agit de l'étude la plus robuste à jamais témoigner d'une différence entre le sirop de maïs à haute teneur en fructose et le sucre ordinaire, à des doses pertinentes pour les humains.

Aucune différence n'a été notée chez les souris mâles, possiblement parce que les deux sucres ont une toxicité comparable chez les mâles.

L'étude a comparé deux groupes de souris à qui l'on a fourni une alimentation saine, mais dont 25% des calories provenaient de sucres transformés. Un groupe a consommé un mélange fructose-glucose similaire à celui du sirop de maïs à haute teneur en fructose, et l'autre du saccharose.

Les femelles du premier groupe avaient un taux de mortalité 1,87 fois supérieur aux femelles du deuxième groupe, et elles ont produit 26,4% moins de rejetons.

Les chercheurs croient que les différents sucres influencent la flore bactérienne intestinale des souris, d'où ces écarts.

Entre 13% et 25% des Américains ont une alimentation dont 25% des calories proviennent de sucres ajoutés, soit le même pourcentage de sucres ajoutés que celui de l'alimentation des souris lors de cette étude. Les sucres ajoutés sont ceux qui sont ajoutés aux aliments transformés et non, par exemple, ceux qu'on retrouve naturellement dans les fruits.

Les conclusions de cette étude doivent être publiées dans l'édition de mars 2015 du Journal of Nutrition.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer