Les Européens du Nord prédisposés à être grands et minces

Les Européens du Nord qui, au fil des... (Photo Justin Tang, archives PC)

Agrandir

Les Européens du Nord qui, au fil des générations par sélection naturelle, sont devenus «génétiquement» plus grands que leurs cousins du Sud, sont donc également plus susceptibles d'être «génétiquement» minces. Sur la photo, une fan de l'équipe suédoise féminine de soccer.

Photo Justin Tang, archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Pourquoi les Européens du Nord ont-ils tendance à être à la fois plus grands et plus minces que ceux du Sud? Cette prédisposition est liée à une association de gênes, selon une étude publiée lundi dans la revue britannique spécialisée Nature Genetics.

Des chercheurs de l'Université du Queensland ont ainsi analysé le génome de plus de 250 000 Européens. Ils ont étudié en particulier les phénotypes liés à la taille et ceux liés à l'indice de masse Corporelle (IMC) à travers toute l'Europe.

«Nous avons constaté qu'une plus grande présence des gènes favorisant une grande taille était associée avec la présence de plusieurs gènes favorisant une IMC réduite (donc la minceur)», explique à l'AFP Matthew Robinson de l'Université de Brisbane en Australie et coauteur de l'étude. «Nos recherches suggèrent donc que les grands sont génétiquement plus susceptibles d'être minces», ajoute-t-il.

Les Européens du Nord qui, au fil des générations par sélection naturelle, sont devenus «génétiquement» plus grands que leurs cousins du Sud, sont donc également plus susceptibles d'être «génétiquement» minces.

Autre constatation des chercheurs: si les différences génétiques entre pays fournissent une explication pour les différences nationales en matière de taille, les facteurs environnementaux demeurent le principal déterminant en terme de poids.

«Ceci suggère que les différences dans le régime alimentaire sont plus importantes que la génétique en ce qui concerne l'IMC», précise Matthew Robinson.

En moyenne, 24% de la variation génétique en termes de taille pourraient être expliqués par l'origine géographique, contre 8% seulement pour l'IMC.

De plus, selon les chercheurs, les différences génétiques observées sont trop importantes pour être dues au hasard et seraient plutôt liées à un long processus de sélection naturelle.

«Il y a plusieurs milliers d'années quand l'Europe a été peuplée, il est probable que les caractéristiques nécessaires pour survivre n'étaient pas les mêmes près de la Méditerranée qu'au nord de l'Europe», conclut Matthew Robinson.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer