Des épaves par dizaines dans la mer Noire

Épave d'un navire médiéval. Il s'agit du vestige... (PHOTO FOURNIE PAR L'UNIVERSITÉ DE SOUTHAMPTON)

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Épave d'un navire médiéval. Il s'agit du vestige le plus complet de ce type de navire jamais découvert.

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Les chercheurs exploraient les fonds marins afin de déterminer à quelle époque le niveau de la mer Noire a commencé à monter. Puis ils se sont mis à découvrir des épaves à un rythme effarant, si bien que ces découvertes ont complètement volé la vedette. Pas moins de 41 navires datant de l'Empire byzantin et de l'Empire ottoman ont été repérés. Explications.

Le navire de recherche Stril Explorer est à... (Photo fournie par l’Université Southampton) - image 1.0

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Le navire de recherche Stril Explorer est à la fine pointe de la technologie.

Photo fournie par l’Université Southampton

Épave d'un navire datant de l'Empire byzantin découverte... (Photo fournie par l’Université Southampton) - image 1.1

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Épave d'un navire datant de l'Empire byzantin découverte à 95 m de profondeur

Photo fournie par l’Université Southampton

LES TRÉSORS DE LA MER NOIRE

Les chercheurs le savaient : la mer Noire s'annonçait comme un véritable coffre aux trésors. Le faible niveau d'oxygène qui y règne en profondeur empêche les artéfacts de se dégrader, créant un terrain de jeu rêvé pour les archéologues. Les membres du Black Sea Maritime Archaeology Project, une expédition sans précédent destinée à en explorer le fond, a qualifié la mer Noire de « l'un des plus impressionnants laboratoires sous-marins du monde ». L'expédition est dirigée par des chercheurs de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni, en collaboration avec plusieurs chercheurs de la Bulgarie.

SOUS-MARINS TÉLÉGUIDÉS

L'expédition visait surtout à comprendre à quel moment le niveau de la mer Noire a monté et submergé des terres de la Bulgarie, il y a des milliers d'années. À cette fin, le groupe compte sur un navire de recherche à la fine pointe de la technologie et deux sous-marins bien spéciaux, contrôlés à distance. Le premier prend des photos et vidéos à haute résolution à partir desquelles on peut reconstituer le fond marin en trois dimensions. L'autre est un petit submersible qui file à environ quatre fois la vitesse normale des engins du genre, balayant les environs de ses lasers, lumières, caméras et autres instruments spécialisés. « Nous voulons répondre à des questions chaudement débattues à propos du moment où le niveau de la mer a monté, à quelle vitesse cela s'est produit et quels effets cela a eus sur des populations humaines qui vivaient sur cette portion de la côte bulgare de la mer Noire », a expliqué le professeur Jon Adams, chercheur principal de l'expédition, dans des explications envoyées à La Presse.

DES ÉPAVES INCROYABLEMENT BIEN CONSERVÉES

Même si ce n'était pas leur objectif, les outils des chercheurs ont rapidement repéré des épaves. Puis d'autres, et d'autres encore. Aux dernières nouvelles, ils en avaient trouvé 41. « Les épaves sont un bonus complet, mais représentent des découvertes fascinantes », a commenté le professeur Adams. Plusieurs des épaves datent de l'Empire ottoman (de 1299 à 1923), d'autres sont plus anciennes et correspondent à l'Empire byzantin (de 395 à 1453). Elles sont incroyablement bien préservées, au point où l'on peut parfois distinguer des gouvernails finement gravés et même des cordes. Puisqu'ils ont sombré souvent loin des côtes, le professeur Adams suppose que la plupart de ces bateaux étaient des navires commerciaux, et non des vaisseaux de guerre, qui ont été victimes du mauvais temps.

RECONSTITUTIONS 3D SAISISSANTES

Les chercheurs ont reconstitué les épaves grâce aux moyens technologiques qu'ils avaient en main pour recréer l'histoire géologique de la mer Noire. « En utilisant les dernières techniques d'enregistrement 3D pour les structures sous-marines, nous avons été en mesure d'obtenir des images saisissantes sans perturber le fond marin », explique le professeur Jon Adams. Selon lui, de tels modèles 3D d'épaves se trouvant à de telles profondeurs sont uniques au monde. Les images présentées sont donc des modèles créés par des ordinateurs à partir des photos prises par les submersibles. Les couleurs et les textures proviennent des photos et sont représentatives de ce qui se trouve au fond de l'eau.

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