Des protéines serviraient de boussole à certains animaux

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Les chercheurs ont retrouvé les gènes codants de ce couple de protéines dans de nombreuses espèces animales, comme dans la rétine des pigeons.

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Agence France-Presse

Un couple de protéines, en se liant ensemble, serait capable de trouver la direction du champ magnétique, exactement comme le ferait l'aiguille d'une boussole, selon une étude publiée lundi dans Nature Materials.

«Pour la première fois, une boussole biologique capable de détecter le champ magnétique a été identifiée», annonce à l'AFP le biophysicien Can Xie de l'Université de Pékin et coauteur de l'étude.

Les scientifiques s'accordent depuis plusieurs années sur le fait que de nombreux animaux - dont les oiseaux migrateurs, les pigeons, les thons ou encore les baleines - peuvent détecter le champ magnétique et ainsi trouver leur route, notamment lors des migrations.

La Terre est un gigantesque aimant qui génère un champ magnétique dont l'intensité et la direction varient en fonction de la latitude et de la longitude. Détecter ses valeurs permet de se repérer à la surface de la Terre.

Mais comment les animaux sentent le champ magnétique reste un mystère.

«Les animaux utilisent plusieurs sens pour percevoir le monde environnant, explique à l'AFP Can Xie.

«Les mécanismes moléculaires de la vision, de l'ouïe, du goût, ou de l'odorat et du toucher sont bien connus, mais d'autres restent encore mystérieux».

En étudiant le génome de la mouche du vinaigre, l'équipe de Can Xie a identifié une protéine (qu'elle nomma Magr) qui, en se liant avec une protéine sensible à la lumière (Cry), s'aligne spontanément dans la direction du champ magnétique.

«Ce complexe protéique a une structure en forme de tige qui se comporte comme une aiguille de boussole», explique le biophysicien chinois.

Ce couple de protéines pourrait être le fameux dispositif de géolocalisation interne depuis si longtemps traqué.

Les chercheurs ont retrouvé les gènes codants de ce couple dans de nombreuses espèces animales. Par exemple dans la rétine des pigeons, mais aussi chez le papillon, le rat, les baleines et dans certaines cellules humaines.

Mais les auteurs avouent ne pas comprendre comment le couple Magr/Cry détecte les champs magnétiques et même ne pas savoir si le couple est à l'origine des capacités de magnétoréception (à percevoir des ondes magnétiques) des animaux.

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