Le bisphénol A pourrait causer de l'hyperactivité chez le poisson

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Le bisphénol A est utilisé dans la fabrication de récipients alimentaires comme les bouteilles d'eau.

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
Calgary

Une composante chimique que l'on retrouve dans plusieurs produits de consommation courants pourrait causer de l'hyperactivité chez le poisson-zèbre, indique une étude de l'Université de Calgary.

Le bisphénol A (BPA), un composé organique utilisé dans la fabrication de résine époxide et d'objets de matière plastique, est produit en grande quantité sur la planète. On le retrouve notamment dans des canettes, des tickets de caisse et des reçus de cartes de crédit.

Au Canada, la fabrication, l'importation, la publicité et la vente des biberons de polycarbonate contenant du BPA sont illégales.

Plusieurs entreprises ont remplacé ce produit par le bisphénol S (BPS), un composé considéré comme étant plus sûr. Mais des recherches laissent sous-entendre que les deux composés peuvent causer des altérations au développement du cerveau.

Le poisson-zèbre est très utilisé par les chercheurs qui tentent de comprendre le développement du cerveau embryonnaire. Environ 80% des gènes humains ont leur homologue chez ce poisson.

Des embryons de poisson-zèbre ont été exposés à une concentration de BPA semblable à celle que l'on retrouve dans les rivières Bow et Oldman, dans le sud de l'Alberta. L'exposition au BPA et au BPS a modifié le moment de formation des neurones dans le cerveau des poissons.

«Nous avons plusieurs cellules dans notre cerveau qui se transformeront en neurones. Elles doivent se placer au bon endroit pour former le bon circuit. Si les neurones sont créés trop rapidement, elles peuvent se déplacer au mauvais endroit et former un mauvais circuit», a expliqué une des chercheuses, Deborah Kurrasch.

Mme Kurrasch dit que d'autres recherches sont nécessaires pour déterminer les effets du BPA dans le développement des cerveaux des foetus humains. Elle souligne toutefois que d'autres études recommandent aux femmes enceintes de limiter leur exposition aux objets contenants des bisphénols.

Les résultats de cette recherche subventionnée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ont été publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, parus lundi.

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