Un fossile de 160 millions d'années explique l'avènement des mammifères

Fossile d'un oiseau préhistorique découvert en 2009 en... (Photo XING XU, AFP)

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Fossile d'un oiseau préhistorique découvert en 2009 en Chine.

Photo XING XU, AFP

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Agence France-Presse

La découverte en Chine d'un fossile de rongeur de 160 millions d'années, dévoilée jeudi dans la revue américaine Science, contribue à expliquer comment les petits mammifères préhistoriques ont prospéré au temps des dinosaures.

Ce fossile est celui du plus ancien des mammifères multituberculés, des petits rongeurs qui ont disparu il y a plus de 60 millions d'années. Il appartient à une nouvelle espèce, baptisée Rugosodon eurasiaticus.

Selon les chercheurs, le squelette presque complet de ce spécimen d'environ 17 cm de long fournit des indices clés sur les traits anatomiques qui ont permis aux multituberculés de s'adapter avec succès à leur environnement, à l'instar des dents servant à ronger des plantes, mais aussi de la chair animale. L'articulation de ses chevilles lui permettait également de pivoter sur lui-même.

Les scientifiques, dont Chong-Xi Yuan de l'Académie des sciences géologiques à Pékin et l'un des principaux auteurs de la découverte, relèvent que le Rugosodon a ouvert la voie à l'émergence de mammifères friands de végétaux et vivant dans les arbres.

Les multituberculés ont prospéré durant le Crétacé (-145 à -65,5 millions d'années), qui correspond à l'ère des dinosaures.

Comme les rongeurs d'aujourd'hui, les multituberculés occupaient une très grande variété de niches écologiques, que ce soit en surface, en sous-sol ou dans les arbres. Ce nouveau fossile, qui ressemble à un rat, possédait un grand nombre de traits dont les espèces apparues ultérieurement ont hérité, précisent les chercheurs, dont les travaux paraissent dans la revue Science datée du 16 août.

«Les espèces de multituberculés qui vivaient à la fin du Crétacé étaient extrêmement fonctionnelles et diversifiées. Certains spécimens pouvaient sauter, d'autres creuser des galeries, d'autres encore grimper aux arbres. Enfin, beaucoup vivaient en surface», indique Zhe-Xi Luo, coauteur de l'étude.

«Ce qui est surprenant quant à la découverte du Rugosodon, ce sont les caractéristiques de ses chevilles. Elles permettaient des rotations importantes adaptées à la vie dans les arbres, or cet animal vivait au niveau du sol», note-t-il.

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