L'Agence spatiale canadienne veut contribuer au projet de station lunaire

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Les agences spatiales américaine et russe se sont entendues plus tôt cette semaine pour développer une petite station spatiale qui serait placée en orbite entre la Terre et la Lune.

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Peter Rakobowchuk
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

L'Agence spatiale canadienne (ASC) planche sur la mise au point de deux bras robotisés afin de contribuer au projet d'avant-poste lunaire que des partenaires internationaux pourraient construire d'ici dix ans.

Les agences spatiales américaine et russe se sont entendues plus tôt cette semaine sur des projets spatiaux à long terme, notamment pour construire une petite station spatiale qui serait placée en orbite entre la Terre et la Lune.

La plateforme servirait ensuite de point de lancement pour des missions vers la surface lunaire et potentiellement d'autres destinations plus éloignées.

Gilles Leclerc, le directeur général de l'exploration spatiale pour l'Agence spatiale canadienne, a déclaré que le Canada doit maintenant «identifier quelle sera (sa) contribution à la prochaine étape de l'exploration humaine». Il a ajouté que l'agence définit «ce que fera le Canada dans l'espace pendant les 30 prochaines années».

Le Canada et les autres agences spatiales ont des engagements envers la Station spatiale internationale jusqu'en 2024.

La prochaine destination serait la station lunaire: une plateforme qui servirait de point de départ pour voyager jusqu'à la surface de la lune et éventuellement plus loin.

«La destination ultime pour tous les partenaires, c'est Mars», a souligné Gilles Leclerc.

L'adéquation naturelle pour la contribution du Canada serait en matière de robotique.

M. Leclerc a expliqué que le Canada envisage trois possibilités: les bras robotisés, les rover lunaires et l'exploration minière dans l'espace. Le Canada a déjà mis au point des techniques qui pourraient être utiles.

Des études sont en cours sur deux bras robotisés qui aideront à construire et à entretenir la mini-station.

La firme MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA), de la Colombie-Britannique, a reçu un contrat de 2,75 millions de dollars pour développer les nouveaux bras canadiens.

Le responsable du développement des produits chez MDA, Paul Fulford, a affirmé que l'idée qui est analysée consiste en un bras long de huit mètres, et un bras plus petit d'un mètre.

«L'ASC nous demande d'explorer l'idée d'un petit bras polyvalent - qui pourrait fonctionner à l'intérieur de la station spatiale et peut-être aussi sur la surface de la lune», a-t-il indiqué.

M. Fulford a déclaré que les nouveaux bras robotisés pourraient être déployés à bord de l'avant-poste lunaire dans les années 2020, ce qui aiderait à envoyer un astronaute canadien vers la lune.

Selon lui, l'avenir de la station dépendra des moyens de transport pour revenir sur la lune. La NASA développe le système de lancement spatial (SLS), une immense fusée développée dans l'objectif d'un voyage lointain dans l'espace.

Le SLS serait surmonté d'une capsule Orion avec un équipage de quatre personnes.

M. Leclerc a précisé qu'au moins trois missions seront nécessaires pour construire l'avant-poste entre 2020 et 2026, avant l'arrivée des premiers astronautes.




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