Grosse année pour les Perséides

Grâce à Jupiter et si le temps n'est... (Photo MARCO BERTORELLO, archives Agence France-presse)

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Grâce à Jupiter et si le temps n'est pas couvert, les amateurs devraient voir deux fois plus d'étoiles filantes qu'à l'ordinaire ce soir.

Photo MARCO BERTORELLO, archives Agence France-presse

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Les Perséides seront de retour en force ce soir. Grâce à Jupiter et si le temps n'est pas couvert, les amateurs devraient voir deux fois plus d'étoiles filantes qu'à l'ordinaire.

Poussière de comète

Les Perséides sont des poussières émises par la queue d'une comète appelée Swift-Tuttle, qui passe près de la Terre tous les 133 ans. Les poussières de sa queue rencontrent toutefois la Terre tous les mois d'août. Ces poussières brûlent en rentrant dans l'atmosphère, à une vitesse de 60 kilomètres par seconde. La plupart sont de la taille d'un grain de sable, mais quelques-unes sont aussi grosses qu'une bille.

L'influence de Jupiter

En novembre 2014, Swift-Tuttle est passée proche de Jupiter. La gravité de la planète géante a modifié la trajectoire de la queue de la comète, qui passe ainsi 1,5 million de kilomètres plus près de la Terre. Cela devrait doubler le nombre de particules entrant dans l'atmosphère terrestre. Cette influence de Jupiter sur les Perséides s'est fait sentir en 1921, 1945, 1968, 1980 et 2004.

Où les regarder?

Selon Marc Jobin, astronome au Planétarium de Montréal, il est très difficile au Québec d'apercevoir le nombre maximal d'étoiles filantes prévu par les organismes internationaux d'astronomie, soit de 150 à 200 par heure. « Mon record, ç'a été en 2007 ou 2008 dans le parc de La Vérendrye, l'un des meilleurs endroits au Québec, dit M. Jobin. Et je n'en avais vu que 70 à 80 par heure. » La luminosité à Montréal fait en sorte qu'il est difficile de voir plus que quelques comètes durant la soirée. Le pic des Perséides aura lieu à 20 h, mais le moment idéal pour les voir sera après le coucher de la Lune, à minuit. Attention : après avoir regardé une source lumineuse, l'oeil met de 20 à 25 minutes à se réhabituer au noir, même loin de la ville.

La comète

Swift-Tuttle a été découverte en 1862 de manière indépendante par deux astronomes américains, mais elle avait été observée en Chine dès 69 avant Jésus-Christ. Un astronome italien, Giovanni Schiaparelli, célèbre pour avoir suggéré l'existence de canaux sur Mars, a par la suite lié les Perséides à cette comète. Elle est le plus gros objet à frôler la Terre, à moins de 130 000 kilomètres. Son noyau a une taille de 26 kilomètres, comparable au météorite qui a provoqué l'extinction des dinosaures voilà 65 millions d'années. Pendant quelques mois, en 1992, des astronomes ont craint que Swift-Tuttle n'entre en collision avec la Terre en 2126, mais ce risque a depuis été réévalué à 1 sur 1 million.

Les Perséides dans l'histoire

Les Perséides sont ainsi nommées parce qu'elles proviennent de la direction de la constellation de Persée. Elles sont aussi nommées « larmes de saint Laurent », du nom d'un martyr catholique exécuté le 10 août 258 par l'empereur romain Valérien, un nom qui date du Moyen-Âge.

Les autres pluies

Les pluies d'étoiles filantes les plus visibles du Québec ne sont pas les Perséides, mais les Géminides, en décembre, selon Marc Jobin, du Planétarium. Par contre, cette année, les Géminides seront moins visibles à cause de la pleine Lune. Les Quadrantides, au début du mois de janvier, seront par contre à leur maximum. Voici les pluies les plus visibles au Québec.

  • Quadrantides (2-4 janvier)
  • Êta Aquarides (4-6 mai)
  • Perséides (11-13 août)
  • Orionides (20-22 octobre)
  • Léonides (16-18 novembre)
  • Géminides (12-14 décembre)

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