La Chine enverra un robot sur Mars vers 2020

Pékin investit des milliards de yuans dans la... (Photo China Daily, archives Reuters)

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Pékin investit des milliards de yuans dans la conquête spatiale et entend rattraper son retard sur les États-Unis et l'Europe, mais aussi sur l'Inde. Sur la photo, le directeur de l'administration spatiale chinoise, Xu Dazhe.

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Agence France-Presse
Pékin

La Chine souhaite envoyer un véhicule téléguidé sur Mars afin de l'explorer, a annoncé vendredi un haut responsable chinois, une nouvelle étape emblématique de l'ambitieux programme spatial de Pékin.

Les autorités ont donné en janvier leur feu vert à la mission, a déclaré au cours d'une conférence de presse le directeur de l'administration spatiale chinoise, Xu Dazhe, selon une retranscription de ses propos.

L'opération devrait être réalisée vers 2020, a précisé M. Xu, décrivant l'échéance comme « un défi », mais une réussite constituerait selon lui « un pas de géant » pour les capacités spatiales de son pays.

« Notre objectif est de se placer en orbite autour de Mars, de s'y poser, et d'y déployer le robot, le tout en une seule mission, ce qui sera assez difficile à réaliser. »

Pékin investit des milliards de yuans dans la conquête spatiale et entend rattraper son retard sur les États-Unis et l'Europe, mais aussi sur l'Inde, devenue en 2014 le premier pays d'Asie à atteindre Mars avec une sonde low-cost placée en orbite autour de la planète rouge.

Le « rover » téléguidé chinois, a précisé M. Xu, pourrait étudier le sol de Mars, son atmosphère, son environnement, et vérifier la présence de traces d'eau.

« La recherche sur ces questions, c'est véritablement la recherche sur l'humanité elle-même et sur les origines de la vie », a-t-il déclaré.

« Seule la réussite de cette mission permettrait à la Chine d'affirmer qu'elle se lance véritablement dans l'exploration de l'espace lointain ».

La conquête spatiale, coordonnée par l'état-major de l'armée, est perçue dans ce pays comme un symbole de la nouvelle puissance nationale.

En 2013, Pékin avait fait débarquer sur la Lune un véhicule téléguidé nommé « Lapin de jade », qui a cependant enchaîné par la suite les ennuis mécaniques.

La Chine espère faire alunir d'ici à 2018 sa sonde Chang'e-4 - du nom de la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise - sur la face cachée de l'astre lunaire.

Les États-Unis ont déjà fait se poser deux véhicules téléguidés sur Mars, et l'ex-URSS ainsi que l'Agence spatiale européenne (ESA) ont également effectué des missions vers la planète rouge.

En 2011, la première tentative chinoise d'envoi d'un satellite en orbite autour de Mars s'était soldée par un échec.

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