Le satellite Astro-H reste muet

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Il est jugé probable qu'Astro-H, également surnommé Hitomi, soit séparé en plusieurs morceaux, mais à ce stade, cette situation n'est pas confirmée avec précision, a souligné M. Kabota. Sur cette photo, le satellite d'observation Astro-H, avant son lancement.

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Agence France-Presse

L'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) n'a toujours pas rétabli de contact durable avec son satellite d'observation Astro-H, qualifiant la situation de « grave », mais pas désespérée.

« Nous n'avons pas réussi à rétablir la communication (perdue le 26 mars), c'est une situation grave », a déclaré vendredi un haut responsable de l'organisme, Saku Tsuneta, lors d'une conférence de presse.

« En l'état actuel, nous estimons que les observations auront du mal à être effectuées comme prévu », a-t-il admis.

Toutefois, « pour le moment nous n'avons pas l'intention de renoncer et tant que nous pensons qu'il existe une chance de recouvrer la communication, nous persévérons », a-t-il insisté.

Les équipes continuent donc d'oeuvrer pour tenter de réactiver le dialogue avec le satellite lancé en février dans le but de recueillir des données inédites sur l'univers en général et les trous noirs en particulier.

« Nous travaillons avec l'aide d'organisations extérieures et étudions des moyens pour rétablir le contact, sachant que nous avons par trois fois réussi à capter un bref signal du satellite », a expliqué Takashi Kubota, le directeur du programme à la Jaxa.

Il est jugé probable qu'Astro-H, également surnommé Hitomi, soit séparé en plusieurs morceaux, mais à ce stade, cette situation n'est pas confirmée avec précision, a souligné M. Kabota.

« Une partie a pu se détacher et dans ce cas il reste un gros morceau que nous appelons la partie principale qui a pu garder ses fonctions », a expliqué le scientifique.

Dans tous les cas, le calendrier initial est désormais jugé illusoire. Les observations astronomiques étaient censées débuter à l'été prochain.

Astro-H/Hitomi est un engin de 14 mètres de long sur 9 de large et pesant 2,7 tonnes. Il embarque 200 miroirs de recueil et concentration des rayons X vers des instruments de dernière génération, dont quatre télescopes et deux détecteurs à rayons X, un système d'extension de focale avec deux autres détecteurs et un spectromètre.

Ce projet d'un coût de 31 milliards de yens (248 millions d'euros) a été pensé pour apporter des éléments de réponse inédits à des questions universelles comme: « quelles sont les lois de la physique dans des conditions extrêmes? Que s'est-il passé au moment de la création de l'univers? Comment les galaxies se sont-elles formées et ont-elles évolué? Comment grandissent les trous noirs et quelle est leur influence alentour? »

Le Japon n'en est pas à son premier satellite de ce type, plusieurs autres ayant été placés en orbite depuis 1979, mais Astro-H/Hitomi est de loin le plus perfectionné et cette mission implique aussi de nombreux organismes scientifiques étrangers.

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