La sonde ExoMars 2016 s'apprête à rejoindre Baïkonour

La sonde orbitale se trouve actuellement à Cannes,... (PHOTO STEPHANE CORVAJA, AFP/ESA)

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La sonde orbitale se trouve actuellement à Cannes, dans des «salles blanches» de l'industriel franco-italien Thales Alenia Space, où elle est soumise à des tests avant son départ.

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Agence France-Presse
Paris

La sonde russo-européenne ExoMars 2016 s'apprête à quitter le sud de la France pour rejoindre le site de Baïkonour au Kazakhstan pour un lancement prévu en mars vers la Planète rouge, a annoncé mercredi l'Agence spatiale européenne (ESA).

La sonde orbitale se trouve actuellement à Cannes, dans des «salles blanches» de l'industriel franco-italien Thales Alenia Space, où elle est soumise à des tests avant son départ.

Pour ExoMars, «cela a été une longue route pour parvenir à ce point, mais nous sommes à présent prêts à lancer la sonde au printemps prochain», a déclaré Alvaro Gimenez, directeur de la science et de l'exploration robotique à l'ESA, cité dans un communiqué.

Une fusée russe Proton sera chargée d'expédier dans l'espace la sonde qui transportera un petit atterrisseur baptisé Schiaparelli. Le duo devrait arriver en octobre près de la Planète rouge.

La sonde TGO (Trace Gas Orbiter) aura notamment pour mission d'étudier l'atmosphère de Mars, notamment le méthane et son origine.

Le module Schiaparelli permettra de tester les phases d'entrée dans l'atmosphère, de descente et d'atterrissage sur Mars, en vue de préparer de futurs vols habités sur cette planète.

Schiaparelli - du nom de l'astronome italien du 19e siècle - doit se poser sur le site de Meridiani Planum, là où a déjà atterri en 2004 le robot américain Opportunity.

La sonde fournira également un relais de télécommunications pour la transmission de données entre la Terre et les rovers martiens des missions suivantes.

ExoMars 2018, la seconde mission, prévoit l'envoi en mai 2018, également par une fusée russe Proton, d'un robot européen capable de se déplacer de manière autonome. Il doit atterrir sur Mars en janvier 2019.

Il sera équipé d'une foreuse qui lui permettra de prélever des échantillons de terrain jusqu'à une profondeur de 2 mètres et d'analyser leurs propriétés chimiques, physiques et biologiques.

«Le but est de trouver des molécules organiques qui pourraient avoir une origine biologique et constituer des traces de vie passée» sur Mars, selon Jorge Vago, responsable scientifique de la mission ExoMars à l'ESA.

ExoMars est un programme de l'ESA et de Roscosmos, l'Agence Spatiale Russe. Il est développé par un consortium industriel européen de plus de 134 compagnies du spatial.

Thales Alenia Space est maître d'oeuvre du programme industriel.

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