La découverte d'eau sur Mars réjouit des Canadiens finalistes du projet Mars One

Pour les chercheurs, la présence d'eau sur Mars... (PHOTO NASA / AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Pour les chercheurs, la présence d'eau sur Mars pendant la première partie de la vie de la planète est une évidence depuis longtemps, mais ils croyaient qu'elle avait disparu depuis.

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Peter Rakobowchuk
La Presse Canadienne

Alors que les membres de la communauté spatiale se réjouissent de la récente annonce de la NASA sur la possible présence d'eau sur Mars, des Canadiens figurant parmi les finalistes pour un projet de colonisation sur la planète rouge estiment que la nouvelle est encourageante pour les chances de survie de l'être humain dans cet environnement hostile.

Johanna Hindle, une enseignante à l'école secondaire en Colombie-Britannique, fait partie des six Canadiens sélectionnés pour le projet de Mars One, une organisation néerlandaise qui souhaite établir une colonie sur Mars d'ici 2027.

Les Canadiens sont parmi les 100 finalistes sélectionnés partout au monde. Ce chiffre sera réduit à 24 en septembre 2016, selon Mme Hindle.

En attendant l'année prochaine, l'enseignante a été ravie et «excitée» d'entendre la nouvelle sur la découverte d'eau liquide sur Mars puisque tout ce qui peut augmenter les chances de vie humaine sur la planète peut être positif pour eux.

Quoi qu'il en soit, jusqu'à maintenant, rien ne l'a dissuadée à faire son voyage en aller simple vers Mars. Elle connaît les dangers «inimaginables» et les défis auxquels elle devra se mesurer, mais elle veut absolument profiter de cette occasion.

Mme Hindle dit avoir éprouvé un mélange d'espoir et de peur en lisant l'ouvrage The Martian, de Andy Weir, et en visionnant le film qui en a été tiré. Le long métrage mettant en vedette Matt Damon raconte l'histoire d'un astronaute qui est pris seul sur Mars après que ses collègues l'eurent perdu de vue pendant une tempête.

L'enseignante a eu cette réaction mitigée parce qu'elle s'est rendu compte de tout ce qu'elle ne savait pas en termes de science.

Daniel Benjamin Criger, un autre candidat pour le projet, a lui aussi été satisfait en entendant la nouvelle de l'eau sur mars. Le natif de Hamilton, en Ontario, fréquente actuellement une école en Allemagne et ses études seront terminées en septembre, «juste à temps pour être sélectionné dans les 24 derniers», a-t-il lancé.

M. Criger, qui a aussi lu le livre The Martian, affirme avoir été inspiré par le personnage qui a improvisé pour survivre dans cet environnement difficile.

«L'ingénierie humaine peut accomplir beaucoup de choses qui ne pourraient pas être faites par l'équipement sur Mars», a-t-il expliqué depuis Aachen, en Allemagne.

L'étudiant s'est aussi trouvé plusieurs points communs avec l'astronaute fictif Mark Watney. «J'aime être entouré de technologies, j'aime travailler sur les petits problèmes et voir comment je peux améliorer les choses», a-t-il souligné.

S'il fait partie du voyage, M. Criger dit qu'il pourra rester en contact avec sa famille malgré le délai de 20 minutes pour recevoir les messages de la Terre.

«Plusieurs personnes dans l'histoire ont dû vraiment tout laisser derrière eux, mais moi je n'aurai pas à le faire. Je vis à une époque où les technologies sont abondantes», a-t-il soutenu.

Le président de la Société canadienne de l'espace Marc Fricker considère lui aussi que l'eau découverte sur Mars est une bonne nouvelle. «Avec de l'eau liquide là-bas, ce sera plus facile d'y accéder et de faire des choses avec, plutôt que si c'était une grosse boule de glace», a-t-il illustré.

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