Russie: le premier vol habité depuis le futur cosmodrome de Vostotchny retardé de 7 ans

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Le député Dmitry Rogozin, le premier ministre russe Dmitry Medvedev et le président de l'agence spatiale Roskosmos Igor Komarov.

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Agence France-Presse
Moscou

Le premier décollage d'un vol habité depuis le futur cosmodrome russe de Vostotchny, en construction dans l'Extrême-Orient russe, a été repoussé de 2018 à 2025, a annoncé lundi à l'AFP l'agence spatiale russe.

«Selon le programme spatial fédéral, le premier vol habité depuis le cosmodrome de Vostotchny est prévu en 2025 avec une fusée Angara-A5V», a déclaré à l'AFP Mikhaïl Fadeïev, porte-parole de l'agence spatiale russe Roskosmos.

Les autorités russes estimaient jusqu'à présent que les premiers vols habités décolleraient dès 2018 depuis le nouveau cosmodrome, qui doit entrer en service à la fin de l'année dans l'Extrême-Orient russe.

Le report des vols à 2025 permettra à Roskosmos de construire des infrastructures adaptées aux nouvelles fusées Angara, qui devraient être opérationnelles dès la même année, tandis que la date butoir de 2018 aurait contraint Roskosmos à s'adapter aux vieillissants lanceurs Soyouz.

Cette décision correspond à «l'idée fondatrice de Vostotchny, pensé comme un cosmodrome innovant», a affirmé Mikhaïl Fadeïev. Selon lui, «la proposition de Roskosmos de substituer les lanceurs Angara aux lanceurs Soyouz à Vostotchny a été approuvée au plus haut sommet de l'État».

Vostotchny doit permettre à Moscou de ne plus dépendre du cosmodrome de Baïkonour, situé au Kazakhstan, que la Russie loue au prix fort depuis la chute de l'URSS, en particulier pour y lancer les vols habités à destination de la Station spatiale internationale (ISS).

Cette annonce intervient dans un contexte d'économies pour le secteur spatial russe. Le directeur de Roskosmos, Igor Komarov, avait annoncé en avril une baisse de 800 milliards de roubles (9,7 milliards d'euros) du budget du programme spatial russe pour la période 2016-2025.

La fusée Angara a effectué un test de lancement en juillet 2014 dans sa version légère et en décembre dans sa version lourde. Plus moderne et utilisant des technologies plus propres, elle est la première fusée mise au point par la Russie depuis l'éclatement de l'URSS.

Ses premiers vols d'essai depuis le cosmodrome de Vostotchny sont prévus en 2023. Celui-ci est considéré comme le «plus grand chantier du pays» par les médias russes, mais est marqué par de nombreux scandales de corruption, ayant amené la justice à ouvrir des dizaines d'enquêtes pour détournement de fonds.

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