Percer le mystère des Perséides

Moins il y a de pollution lumineuse là... (Photo S.Giguère, parc national du Mont-Mégantic)

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Moins il y a de pollution lumineuse là où vous êtes, plus il y aura de candidates visibles.

Photo S.Giguère, parc national du Mont-Mégantic

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Agence Science Presse

Ces jours-ci, le ciel nocturne sera strié de nombreuses étoiles filantes. Mais connaissez-vous l'envers du décor scientifique derrière ce spectacle romantique? Levons le voile sur la véritable identité des Perséides.

Chaque année, du 17 juillet au 24 août, la Terre, dans son orbite autour du Soleil, traverse un immense nuage de débris laissés par la comète Swift-Tuttle. Les Perséides sont ceux de ces débris qui vivent leur dernière heure en se consumant dans notre atmosphère. Le « pic » est atteint cette année entre les 11 et 14 août.

Combien?

Les estimations varient entre 50 et 100 météores à l'heure. Il va sans dire que moins il y a de pollution lumineuse là où vous êtes, plus il y aura de candidates visibles.

Quel est le meilleur moment?

Après minuit, où que vous soyez, votre partie de la Terre fait face à ces objets qui viennent à sa rencontre. Toutefois, le nuage de débris n'attend pas que nous soyons couchés : selon l'astronome Jeremie Vaubaillon, la fréquence la plus élevée de météores devrait être à 18 h 40, temps universel, le 12 août, soit alors que le Soleil n'est pas encore couché en Europe et qu'il est à son zénith en Amérique du Nord.

Néanmoins, les nuits de mardi et de jeudi devraient être bonnes, et celle de mercredi devrait être la meilleure. Et il n'y aura presque pas de lune.

Et si j'en recevais un sur la tête?

Ces météores ou « débris » ne sont pas plus gros qu'un grain de sable de 1 à 2 grammes. Ce que nous voyons dans le ciel, c'est la traînée lumineuse qu'il laisse derrière lui en brûlant, et ça se passe à près de 100 km d'altitude. Bref, non seulement n'y a-t-il pas grand-chose dans « une » Perséide, mais il n'en reste plus rien avant qu'elle n'ait atteint le sol.

Attendez. Comment un grain de sable peut-il « brûler »?

L'instant d'avant, il filait dans le cosmos à 200 000 km à l'heure. Voilà que soudain, il rencontre un obstacle : notre atmosphère. La friction est si forte que le météore devient instantanément très chaud : plus de 1500 degrés Celsius. Pensez à votre pied, s'il vous prenait la fantaisie de l'utiliser comme frein sur l'asphalte pendant que vous roulez en voiture...

Une traînée lumineuse plus longue signifie-t-elle un grain de sable plus gros?

Non, tout dépend de la trajectoire du météore par rapport à vous. S'il suivait une ligne droite parfaite menant directement vers vous, vous ne verriez pratiquement pas de traînée lumineuse.

Si c'est toute la Terre qui traverse un nuage de débris plus grand qu'elle, pourquoi ces météores surgissent-ils du même secteur du ciel?

C'est en partie une illusion d'optique. De fait, on les appelle Perséides à cause de la constellation Persée, d'où ils semblent émaner. Mais en réalité, l'étoile filante peut être vue dans n'importe quel coin du ciel. L'illusion d'optique, explique Universe Today, est la même que lorsqu'on conduit une voiture dans une tempête de neige : les flocons semblent émaner d'un point central, en face de nous, alors qu'ils sont pourtant répartis tout autour de nous. En langage d'astronome, on appelle cette illusion le radiant.

Quel équipement faut-il pour une observation idéale?

Juste une chaise confortable, une couverture et du café.

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