Philae sort à nouveau de son silence

Philae n'avait pas donné de ses nouvelles depuis... (PHOTO ESA/AP)

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Philae n'avait pas donné de ses nouvelles depuis le 24 juin et les équipes de l'Agence spatiale européenne (ESA) responsables du robot commençaient à s'inquiéter.

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Agence France-Presse
Paris

Après quinze jours de silence, le robot européen Philae, installé sur la comète «Tchouri», est parvenu à nouveau à communiquer jeudi pendant vingt minutes avec la sonde Rosetta, a annoncé vendredi le CNES, l'agence spatiale française.

Il s'agit d'«une nouvelle très encourageante pour la suite de la mission de Philae», puisque la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko arrivera à son périhélie (le point le plus proche du Soleil) dans la nuit du 12 au 13 août prochain, a ajouté le CNES dans un communiqué.

Philae n'avait pas donné de ses nouvelles depuis le 24 juin et les équipes de l'Agence spatiale européenne (ESA) responsables du robot commençaient à s'inquiéter.

Après sept mois d'hibernation, le robot-laboratoire s'était réveillé le 13 juin. Depuis, il peine à établir une communication satisfaisante avec Rosetta qui escorte la comète, mais reste à une distance respectueuse d'elle pour ne pas être perturbée par les jets de gaz et de poussière qu'elle envoie.

Le huitième contact, jeudi soir, a duré plus longtemps que les autres. Surtout, il est resté stable pendant 12 minutes et le robot a pu envoyer des données.

«Cette liaison est de loin le meilleur créneau obtenu, avec très peu de coupures. Elle est de bon augure pour la suite, puisqu'une telle qualité de communication permettrait aux équipes de prendre la main sur Philae et de le commander alors que, jusqu'à maintenant, le robot se réveille, s'éteint et travaille de façon autonome», souligne le CNES.

Philae est doté de dix instruments. Les scientifiques espèrent notamment qu'il permettra de trouver des molécules organiques complexes qui pourraient donner des clefs sur l'apparition de la vie sur Terre.

Le robot a réalisé le 12 novembre une première historique en atterrissant sur le noyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Il a pu travailler pendant 60 heures avant de s'assoupir faute d'un ensoleillement suffisant pour permettre à ses batteries solaires de fonctionner.

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