Des astronomes s'attaquent à la pollution lumineuse

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Le scientifique Terry Dickinson se désole de constater que les jeunes citadins soient privés de cette beauté céleste.

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Peter Rakobowchuk
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Des astronomes tentent de s'attaquer à la pollution lumineuse dans les grandes villes - créée par la luminosité artificielle des édifices et des gratte-ciel - qui empêche les citoyens d'apercevoir les étoiles dans le ciel.

Le scientifique Terry Dickinson, qui mène son combat depuis des années pour que les municipalités légifèrent en ce sens, se désole de constater que les jeunes citadins sont privés de cette beauté céleste. Le Torontois affirme qu'il doit conduire pendant deux heures hors de la ville pour pouvoir observer les étoiles.

Il déplore d'autant plus que les villes optent désormais pour des ampoules à diode électroluminescente (DEL), qui sont moins dispendieuses, mais encore plus lumineuses que les autres.

Robert Dick, membre de la Société royale d'astronomie du Canada (SRAC), croit que les vendeurs d'ampoules DEL ont convaincu les municipalités que leur produit était «le meilleur», ce qui est faux, selon lui. «Ils (achètent) du mauvais éclairage qui augmente de deux à trois fois le niveau pollution lumineuse», a-t-il indiqué.

M. Dick explique que ce type d'éclairage diminue la visibilité dans le noir parce que la lumière blanche entrave la vision des humains et peut même mettre leur santé en péril.

La SRAC reconnaît toutefois que certaines villes ont fait des progrès dans les dernières années.

La ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, située à l'ouest de Montréal, a adopté un règlement en 2013 pour que 60% des lumières soient écoénergétiques.

Le conseiller Ryan Young a expliqué que ce n'est pas tant la «quantité» des lumières qui importe, mais bien la façon dont elles sont disposées. Ainsi, les lampadaires de type «cobra» ont été remplacés par d'autres à «éclairage dirigé», vers le bas.

Dans le canton de North Frontenac, en Ontario, où l'on se vante d'avoir le ciel le plus sombre de la province, les élus de la région se sont engagés à diminuer la pollution lumineuse. Le canton a d'ailleurs reçu le titre de «réserve de ciel étoilé», tout comme 20 autres parcs à travers le Canada.

La région mise d'ailleurs sur cette distinction pour attirer des touristes - environ 47 000$ ont été investis dans des installations pour observer les astres.

Ed Jager, de Parcs Canada, note que le tourisme dans les endroits désignés comme «réserve de ciel étoilé» a augmenté de cinq pour cent depuis 2013.

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