Le vaisseau russe Soyouz s'est amarré à la Station spatiale

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Le vaisseau spatial a décollé vendredi soir à destination de la Station spatiale internationale.

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Agence France-Presse
BAÏKONOUR

Le vaisseau Soyouz, avec à son bord un astronaute américain et deux cosmonautes russes, lancé vendredi soir de Baïkonour, s'est amarré tôt samedi à la Station spatiale internationale (ISS) où deux d'entre eux entament une mission sans précédent d'un an, ont confirmé les centres de contrôle russe et de la NASA.

Le Soyouz-TMA16M avait décollé comme prévu à 19 h 42 GMT (15 h 42 heure de Montréal) du cosmodrome au Kazakhstan effectuant un vol sans problème de 5 heures 51 minutes pour rejoindre l'avant-poste orbital et s'y amarrer à  1 h 33 GMT (21 h 33 heure de Montréal), a indiqué un commentateur de la télévision de la NASA qui a retransmis en direct la manoeuvre.

Le sas entre la Station et le Soyouz sera ouvert à 3 h 15 GMT (23 h 15 heure de Montréal), soit d'ici 1h45 le temps de vérifier qu'il n'y a pas de fuite.

Les trois occupants du Soyouz, les cosmonautes russes Guennadi Padalka et Mikhaïl Kornienko, et l'astronaute américain Scott Kelly, ingénieur de vol de la NASA, seront alors accueillis par les trois membres actuels d'équipage de l'ISS.

Il s'agit de l'Américain Terry Virts, actuel commandant de bord, le Russe Anton Shkaplerov et l'Italienne Samantha Cristoforetti de l'Agence spatiale européenne (ESA). Terry Virts et sa collègue italienne devraient retourner sur la Terre en mai.

Mikhaïl Kornienko, 54 ans, et Scott Kelly, 51 ans, vont séjourner 342 jours à bord de l'ISS, la plus longue période ininterrompue dans la Station effectuée par des astronautes depuis la mis en service de son premier module habitable en 2000.

Les deux hommes ont déjà effectué chacun des missions de six mois dans la Station, la durée normale actuelle des rotations des équipages.

Cette mission vise à «collecter des données biomédicales pour préparer les missions habitées de longue durée dans l'espace», alors que les États-Unis envisagent d'envoyer des astronautes vers Mars dans les années 2030.

«La mission de Scott Kelly est essentielle pour faire avancer l'objectif des États-Unis d'envoyer des astronautes sur Mars», a déclaré dans un communiqué le patron de la Nasa, Charles Bolden.

«Nous allons obtenir de nouvelles données sur les effets des vols spatiaux de longue durée sur l'organisme humain», a-t-il ajouté.

Scott Kelly et Mikhaïl Kornienko ont une longue expérience de l'espace, chacun ayant déjà passé six mois dans la Station spatiale.

Au terme de cette mission, Scott Kelly deviendra l'Américain qui sera resté le plus longtemps en orbite sans discontinuité. «J'espère que ce ne sera pas trop dur et que nous pourrons continuer à vivre et à travailler dans l'espace pendant des périodes plus longues», avait-il expliqué en janvier, au moment de la présentation de sa mission.

Mikhaïl Kornienko avait pour sa part dit que «l'eau qui coule et dans laquelle on peut nager, et non pas sous forme de bulles flottant dans l'espace, est l'une des choses qui vont le plus (lui) manquer» à bord de l'ISS.

Le record du plus long séjour en orbite est détenu par le Russe Valeri Poliakov, resté 14 mois consécutifs à bord de la station spatiale Mir en 1994-95.

La mission de recherche russo-américaine que vont mener les deux hommes a également une haute portée symbolique, alors qu'en raison du conflit ukrainien les relations entre les États-Unis et la Russie sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide en 1991.

Depuis sa mise en orbite en 1998, l'ISS a été largement financée par les États-Unis, mais ces derniers dépendent aussi de la Russie pour le fonctionnement de la Station et pour y acheminer leurs astronautes depuis la fin des vols de la Navette spatiale américaine en juillet 2012. La coopération spatiale entre les deux pays reste l'un des rares domaines dans lequel leur entente reste intacte.

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