Le Japon lance avec succès un nouveau satellite-espion

Il s'agissait du 28e tir du lanceur H-2A... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE/JIJI PRESS)

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Il s'agissait du 28e tir du lanceur H-2A qui affiche un taux de réussite de 96%, avec un seul échec au compteur, fin 2003, justement lors d'une mission de transport d'un premier satellite-espion.

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Agence France-Presse
Tokyo

Le Japon a placé jeudi dans l'espace un nouveau satellite-espion venant renforcer un dispositif de surveillance qui vise entre autres à surveiller les mouvements de la Corée du Nord.

Le tir a eu lieu «comme prévu» à 10h21 locales (20h21 hier, heure de l'Est) avec le 28e exemplaire de la fusée H-2A, depuis la base de Tanegashima (sud-ouest du Japon), a expliqué un porte-parole de l'Agence d'exploration spatiale (JAXA).

Du fait du caractère confidentiel de la mission, ce lancement, réalisé avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI), n'a pas été diffusé en direct et aucun détail technique n'est officiellement donné sur le satellite «de collecte d'informations», hormis le fait qu'il embarque un équipement optique.

Il s'agissait du 28e tir du lanceur H-2A qui affiche un taux de réussite de 96%, avec un seul échec au compteur, fin 2003, justement lors d'une mission de transport d'un premier satellite-espion.

Plusieurs des satellites-espions mis en orbite auparavant avaient souffert d'avaries, mais l'ensemble est désormais fonctionnel, avec quatre engins opérationnels et deux de remplacement (celui expédié jeudi et un autre envoyé le 1er février).

Ce système de surveillance depuis l'espace avait été imaginé à la fin des années 1990 à cause des craintes suscitées par la Corée du Nord, qui venait d'effectuer des tirs de missiles.

Les satellites en question permettent notamment de repérer au sol des objets d'un mètre de côté, de nuit ou à travers un plafond nuageux, à partir d'une altitude de plusieurs centaines de kilomètres.

Ils peuvent aussi servir à recueillir des données sur les dégâts produits par des catastrophes naturelles comme les séismes, tsunamis ou typhons.

Le dispositif complet, avec ses couples de satellites optiques et à radars, est censé permettre d'observer au moins une fois par jour chaque zone terrestre.

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