Philae a pu «renifler» des molécules organiques sur la comète

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Le robot Philae

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Agence France-Presse
Paris

Après son atterrissage historique sur la comète Tchouri, mercredi dernier, le robot laboratoire Philae a pu «renifler» des molécules organiques et constater que la surface était «dure comme de la glace», a annoncé le DLR, l'agence spatiale allemande.

«Nous avons recueilli beaucoup de données précieuses, qui ne pouvaient être collectées que par contact direct avec la comète», a souligné Ekkehard Kührt, directeur scientifique du projet au DLR.

Les propriétés de surface des comètes «semblent être tout à fait différentes de ce qu'on pensait», a-t-il ajouté, cité dans un communiqué du DLR.

Les 10 instruments scientifiques à bord de Philae ont pu fonctionner avant que le robot ne s'endorme, dans la nuit de vendredi à samedi, sa pile étant à plat.

Le dernier instrument à avoir été activé est le sous-système chargé de prélever un échantillon du sol cométaire par forage, SD2. Les scientifiques doivent maintenant analyser les données pour déterminer si l'échantillon a bien été examiné par l'analyseur de gaz, Ptolémée.

«Nous n'avons pas actuellement d'information sur la quantité ni la masse de l'échantillon», a précisé Fred Goesmann, de l'Institut Max Planck de recherche sur le Système solaire.

Le chromatographe Cosac «a pu +renifler+ l'atmosphère et détecter les premières molécules organiques après l'atterrissage», a indiqué le DLR. L'analyse est en cours.

Une des missions de Philae sur la comète est de tenter d'identifier des molécules organiques complexes qui seraient à l'origine du vivant.

Un autre instrument, Mupus, chargé de sonder la surface, a montré que la comète Tchourioumov-Guérassimenko était «dure comme de la glace».

Enfin, l'équipe responsable du système d'imagerie Rolis a fait coup double. Ses caméras ont pris des images du site d'atterrissage prévu, Agilkia, mais aussi de la surface de la comète après le troisième atterrissage de Philae, qui a rebondi deux fois.

«Ainsi, l'équipe a des données de deux sites différents sur la comète», souligne le communiqué.

Après 57 heures sur la comète, Philae s'est mis en veille.

«Je suis très confiant que Philae reprendra contact avec nous et sera capable de faire à nouveau fonctionner ses instruments», a déclaré Stephan Ulamec, responsable de l'atterrisseur au DLR.

Outre sa pile, qui était prévue pour durer une soixantaine d'heures et assurer la première séquence scientifique, Philae est doté de batteries rechargeables par de petits panneaux solaires.

Sa situation à l'ombre compromet cependant leur fonctionnement. Avant que le robot ne s'endorme, ses responsables ont réussi une manoeuvre pour que ses panneaux solaires reçoivent quand même davantage de lumière.

Selon le communiqué, Stephan Ulamec estime probable que le Centre de contrôle du DLR à Cologne pourra communiquer à nouveau avec Philae au printemps prochain.

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