Soyouz s'arrime enfin à l'ISS

Aleksandr Skvortsov a été le premier à ouvrir... (Photo Associated Press)

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Aleksandr Skvortsov a été le premier à ouvrir le sas d'entrée de l'ISS vers 07H00 heure de Moscou (22h00 à Montréal), avant d'étreindre, avec un large sourire, ceux qui l'attendaient de l'autre côté.

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Agence France-Presse
Moscou, Russie

L'équipage russo-américain d'un vaisseau russe Soyouz a atteint vendredi la Station spatiale internationale (ISS) après avoir été contraint de passer deux jours en orbite à la suite d'un incident technique qui avait empêché une première tentative.

Le vaisseau «TMA-12M», avec à son bord les Russes Aleksandr Skvortsov et Oleg Artemiev, et l'astronaute américain Steven Swanson, a cette fois réussi son arrimage à l'heure prévue à 03H53 heure de Moscou (18h53 jeudià Montréal).

«Le Soyouz TMA-12M a effectué l'arrimage automatique au module d'arrimage du segment russe de l'ISS», a annoncé l'Agence spatiale russe.

Aleksandr Skvortsov a été le premier à ouvrir le sas d'entrée de l'ISS vers 07H00 heure de Moscou (22h00 à Montréal), avant d'étreindre, avec un large sourire, ceux qui l'attendaient de l'autre côté.

«C'était sympa... Il y a beaucoup plus de place ici», a-t-il noté dans une vidéo transmise depuis l'ISS.

«Deux longues journées»

Les trois cosmonautes avaient pris place mardi soir dans le Soyouz.

Ils auraient normalement dû atteindre l'ISS mercredi matin, mais l'approche de leur vaisseau Soyouz a été interrompue en raison d'un incident technique.

Le vaisseau devait suivre la procédure d'approche courte en six heures et quatre révolutions autour de la Terre. Mais le problème technique a forcé le vaisseau à se rabattre sur la procédure habituelle, plus longue, et qui impose 34 tours de la Terre en orbite à l'équipage.

«Ça a été deux longues journées, mais nous y sommes arrivés. Content d'être ici», a déclaré Steven Swanson dans une vidéo transmise depuis l'ISS.

«La mise à feu du troisième propulseur n'a pas eu lieu», a de son côté indiqué l'Agence spatiale américaine, la Nasa, sur son site, ajoutant que «le problème pourrait être que le vaisseau n'était pas dans la bonne position ou orientation».

L'agence spatiale russe Roskosmos a ensuite indiqué avoir fait effectuer au vaisseau les manoeuvres nécessaires pour le placer sur une nouvelle trajectoire pour une approche de l'ISS en deux jours, au cours desquels trois manoeuvres en orbite ont amené le vaisseau jusqu'à la station spatiale.

Vitali Lopota, directeur général de RKK Energia, qui conçoit et produit les vaisseaux Soyouz, a indiqué que l'origine du problème n'était pas encore claire. «Mais a priori c'est une question de mathématiques», a-t-il indiqué mercredi à l'agence Interfax.

Cela impliquerait que les scientifiques n'ont pas calculé correctement l'altitude nécessaire en orbite pour la mise à feu des propulseurs afin d'amener le Soyouz jusqu'à l'ISS. Une commission a été créée pour déterminer la cause de l'erreur.

L'agence publique Ria Novosti a indiqué vendredi que le chef du Centre de contrôle des vols spatiaux (Tsoup), Viktor Ivanov, avait été limogé, une source citée par cette agence affirmant que cela n'avait pas de lien avec le problème subi par Soyouz.

Série de défaillances

L'année dernière, la Russie a utilisé pour la première fois une procédure d'approche courte pour un vaisseau habité à destination de l'ISS.

Le directeur de vol pour le segment russe de l'ISS Vladimir Soloviov a assuré vendredi que la Russie continuerait d'utiliser cette procédure.

Bien que les lanceurs et vaisseaux Soyouz soient considérés comme les plus sûrs au monde, le secteur spatial russe a connu ces dernières années une série de défaillances.

En septembre 2013, trois spationautes étaient rentrés sur Terre «à l'aveuglette», les instruments dans leur capsule ayant cessé de fonctionner. En avril 2013, l'antenne du système d'approche automatique d'un vaisseau cargo russe avait fait craindre des problèmes à son arrimage à l'ISS, finalement survenu sans encombres.

Pour acheminer leurs astronautes vers l'ISS, les États-Unis dépendent totalement de l'agence spatiale russe, seule capable de rejoindre la station avec ses lanceurs et vaisseaux Soyouz.

Bien que la crise en Ukraine complique les relations russo-américaines, le patron de la Nasa Charles Bolden a réitéré sa confiance jeudi au Congrès dans le partenariat spatial avec la Russie.

Les deux agences spatiales ont tissé de forts liens d'interdépendance, et une grande majorité des équipages des vaisseaux Soyouz sont composés de cosmonautes russes et d'astronautes américains, comme celui de la capsule «TMA-12M».

L'équipage devrait effectuer à bord de l'ISS une mission de 170 jours, rythmée de plus d'une centaine d'expériences scientifiques pour la Russie ou les États-Unis.




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