Le satellite GOCE va bientôt s'écraser sur Terre

Lancé en mars 2009, GOCE tourne depuis lors... (Image Agence spatiale européenne)

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Lancé en mars 2009, GOCE tourne depuis lors sur une orbite extrêmement basse, seulement 260 km d'altitude, pour cartographier le champ de gravité terrestre.

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Agence France-Presse



Le satellite GOCE, lancé en 2009 pour mesurer la gravité de la Terre, va prochainement succomber de manière définitive à l'attraction de notre planète: à court de carburant, il devrait s'y écraser dans les prochaines semaines, a averti l'Agence spatiale européenne (ESA).

Lancé en mars 2009, GOCE tourne depuis lors sur une orbite extrêmement basse, seulement 260 km d'altitude, pour cartographier le champ de gravité terrestre et fournir aux scientifiques des données cruciales afin d'étudier l'évolution du climat ou les séismes.

Mais son orbite est tellement basse qu'il ne pourra s'y soustraire et finir sa vie sur une voie de garage autour de la Terre ou en direction du Soleil, comme de nombreux autres satellites.

Pour déjouer les frottements de l'atmosphère, ses concepteurs l'ont doté d'un design digne d'une voiture de sport - une structure en forme de flèche octogonale et deux ailerons aérodynamiques - et d'un moteur ionique.

Mais son réservoir de 41 kg de xénon, un gaz rare, est quasiment vide et les deux kilos restants ne lui laissent que quelques semaines d'autonomie, a indiqué le responsable de la mission GOCE, Rune Floberghagen, lors d'une conférence de l'ESA organisée à Edimbourg.

«Le système de propulsion électrique qui permet à l'engin spatial de voler à cette altitude extrêmement faible va cesser de fonctionner entre fin septembre et début novembre, la date la plus probable étant située autour du 16 ou du 17 octobre», précise-t-il.

La plus grande partie du satellite, long de 5,3 mètres et pesant plus d'une tonne, se désagrégera et se consumera lorsque ses culbutes l'auront amené à une altitude de 75 à 80 km, selon M. Floberghagen.

Mais d'après les calculs de l'ESA, quelque 250 kg survivront à sa rencontre avec l'atmosphère et s'écraseront sur Terre sous forme de «40 à 50 fragments» sur une traînée de 900 km.

Il est toutefois impossible de déterminer cette trajectoire avec précision, le retour de GOCE n'étant pas contrôlé par ses opérateurs, souligne Rune Floberghagen.

Ce n'est en effet qu'en 2008, après la construction de GOCE, qu'un accord international est entré en vigueur pour contraindre les satellites scientifiques à se doter d'un système de propulsion qui permet de les faire tomber en mer, loin des zones habitées, à l'issue de leur mission.

«C'est un très petit aéronef en fait. Il faut garder ça à l'esprit et ne pas dramatiser outre mesure ce qui va se passer», estime le responsable, selon lequel l'ESA a averti les gouvernements de l'événement à venir.

La mission était initialement prévue pour durer 20 mois, mais elle a bénéficié d'une activité solaire extrêmement faible qui a contribué à réduire les frottements subis en orbite basse.

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