Échec du premier lancement de la fusée Epsilon

Le lanceur de 24 mètres de haut devait... (Photo AFP)

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Le lanceur de 24 mètres de haut devait quitter le sol de la base d'Uchinoura à 13H45 locales (00H45 à Montréal), mais rien ne s'est produit et une demi-heure plus tard, la fusée était toujours sagement dressée...

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Agence France-Presse
TOKYO, Japon

Le tir du premier exemplaire d'un nouveau modèle de fusée japonaise, Epsilon, a été soudainement suspendu mardi après l'arrêt du compte à rebours, l'engin n'ayant pas bougé de son pas de tir au moment fatidique pour une raison encore inconnue.

«Une anomalie a été détectée et le compte à rebours s'est arrêté automatiquement 19 secondes avant le moment prévu du tir», a expliqué lors d'une conférence de presse Naoki Okumura, président de l'Agence d'exploration spatiale nippone (Jaxa).

«Nous sommes sincèrement désolés», a-t-il dit en s'inclinant.

Le lanceur de 24 mètres de haut à propergols solides devait quitter le sol de la base d'Uchinoura à 13H45 locales (00H45 à Montréal), mais rien ne s'est produit et une demi-heure plus tard, la fusée était toujours sagement dressée sur cette base perdue dans des montagnes boisées de la préfecture méridionale de Kagoshima.

Elle a ensuite été mise à l'abri dans un bâtiment contigu pour permettre aux ingénieurs de travailler.

«Le lancement a été annulé aujourd'hui, c'est très regrettable, car c'est un très beau programme de fusée à propergols solides. Nous devons réussir. Je souhaite que ce tir ait lieu le plus rapidement possible. J'espère vivement qu'il sera un succès», a réagi le ministre délégué à la politique spatiale, Ichita Yamamoto.

La prochaine date de lancement n'est pas encore fixée, mais elle pourrait être très proche.

«A partir du moment où le problème sera élucidé, une nouvelle tentative est possible trois jours plus tard», a expliqué le chef du projet, Yasuhiro Morita.

Initialement prévu le 22 août, le tir avait déjà été reporté à cause d'une erreur de câblage.

M. Morita s'était pourtant montré très confiant lundi, impatient de voir aboutir son travail.

Et mardi, moins d'une minute avant la fin du compte à rebours, sur fond de chant de cigales, un commentateur de la Jaxa indiquait «la température est de 27,5 degrés, le temps ensoleillé, il n'y a pas de problème pour le lancement».

Mais le moment venu: «Eh, que se passe-il? Rien, rien, rien du tout», «Eeeeeh, pourquoi ?», s'étonnaient les spectateurs sur le site de vidéo Nico Nico Douga voyant que la fusée restait désespérément immobile.

L'Epsilon, qui succède à la fusée M-V abandonnée en 2006 en raison d'un rapport coût/capacités trop mauvais, est le premier lanceur nouvellement développé par le Japon depuis la fusée H-2A inaugurée en 2001, si on exclut la variante plus imposante H-2B qui a effectué sa première mission en 2009.

Même si les deux types de fusée ne sont pas dédiés aux mêmes tâches, l'Epsilon, qui a nécessité sept années de développement, est à peu près deux fois moins grande que la H-2A et le coût d'un lancement serait abaissé des deux tiers grâce à une meilleure automatisation des tâches.

Pour sa mission inaugurale, l'Epsilon-1 doit transporter SPRINT-A, premier télescope spatial japonais dédié à l'observation de l'environnement de planètes du système solaire (Vénus, Mars et Jupiter) depuis une orbite terrestre distante de 950 à 1.150 kilomètres.

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